Estimant que dans l’affaire des 28 arpents de Rose-Belle Sugar Estate le ministre Satish Faugoo essaye, ces derniers jours dans la presse, de « brouiller les pistes », Paul Bérenger dit attendre voir ce que fera notamment le Premier ministre dans cette autre affaire. Selon lui, il n’est « pas trop tard » pour l’établissement par l’État, comme il se le proposait, d’une injonction en Cour suprême contre le promoteur.
Au sujet de MedPoint, Paul Bérenger note que Pravind Jugnauth n’a eu de cesse de répéter, depuis 2010, que Maya Hanoomanjee et lui-même ont insisté auprès de Navin Ramgoolam pour que le gouvernement n’aille pas de l’avant avec l’acquisition de la clinique. Chose qui, souligne-t-il, « n’a pas été démentie » par le Premier ministre. Il renouvelle sa demande pour que les détails des procès-verbaux du conseil des ministres relatifs aux discussions autour du rachat de MedPoint soient rendus publics.
Si M. Bérenger se réjouit que l’Independent Commission against Corruption (ICAC) a « enfin » décidé de convoquer le ministre Rajesh Jeetah, il se demande quand le chef du gouvernement sera, lui, convoqué. Le leader de l’opposition dit croire « de moins en moins » que l’enquête de la Commission anticorruption dans cette affaire aboutira finalement. Il dit se baser pour cela sur la manière par laquelle cette enquête est menée mais aussi en fonction de ses « informations ».
Paul Bérenger soutient que, tout au long, « nul autre que Navin Ramgoolam » a le plus plaidé en faveur d’un hôpital gériatrique centralisé alors même que les spécialistes concernés suggéraient plutôt des unités décentralisées dans les hôpitaux régionaux existants.
Pour lui, il est « clair » que le MSM aurait été « piégé » dans cette affaire MedPoint. Il en veut pour preuve « l’envoi » au front des députés travaillistes Nita Deerpalsing et Kader Sayed-Hossen, notamment. Pour lui, s’il semble que l’acquisition de MedPoint pourrait avoir été à la base de l’accord électoral PTr/MSM, « les insiders concernés devraient parler pour le confirmer ».
Paul Bérenger juge qu’à Rs 75 millions, soit l’évaluation initiale de la clinique, le prix était déjà « très généreux » compte tenu notamment de l’état de cet immeuble. « Qui croira le Chief Government Valuer quand ce dernier prétend ne plus savoir qui lui a demandé de réévaluer MedPoint ? » se demande aussi le leader de l’opposition.
Revenant sur l’autre affaire récemment révélée, à savoir celle de la vente de terres à Rose-Belle Sugar Estate, M. Bérenger trouve que le ministre Satish Faugoo a, ces derniers jours dans la presse, « dit n’importe quoi » en vue « d’essayer de brouiller les pistes ». Il rappelle que, dans cette affaire, un Mauricien et deux étrangers, « avec l’appui du Board of Investment », ont acquis 28 arpents de terres de Rose-Belle SE en vue, au départ, d’un projet d’hôtel et de shopping mall.
Il explique encore que le Government Valuer avait estimé ces terres à Rs 50 millions et que, selon Paul Bérenger, « sous la pression de ces promoteurs », cette parcelle a finalement été vendue pour Rs 36 millions et que les promoteurs avaient promis d’investir Rs 300 millions sous forme d’investissements directs étrangers (FDI).