Un policier de la National Coast Guard (NCG), âgé de 27 ans, aidé d’une dizaine d’amis, a ‘‘terrorisé’’ une bande de jeunes, jeudi au Centre de jeunesse de Rose-Belle. Deux d’entre eux ont porté plainte contre le policier pour agression et insulte. C’est une histoire de vol du portable de l’officier qui serait à l’origine de cette affaire.

Le policier incriminé effectuait son entraînement sur le terrain de football de la localité. Il avait placé son iPhone dans un sac qu’il avait mis dans un coin sur le terrain. Avant de quitter les lieux vers 11h, il s’est rendu compte que l’appareil, valant environ Rs 30 000, avait disparu. Son soupçon s’est porté sur une bande de jeunes qui se trouvaient sur le terrain de foot. Le policier a ciblé un mineur qu’il a accusé d’être l’auteur du vol. Ses amis ont voulu comprendre ce qui s’était passé et se sont rendu compte que le propriétaire du portable, portant une veste de la NCG, est un élément de la force policière.

Un jeune étudiant de 18 ans, égale- ment très engagé auprès des jeunes de sa localité, a alors demandé des preuves au policier qui avait ciblé son ami. Le membre de la NCG était alors hors de lui et il a cette fois-ci accusé le jeune d’être le voleur. « Donn telefonn la. To mem sa ». Finalement, il a pris l’étudiant par le collet et l’a emmené dans le vestiaire du Centre de jeunesse où il a fermé la porte à clé. Le policier devait procéder à un interrogatoire musclé, mais l’étudiant a nié les faits.

À sa sortie du bâtiment, il a noté que les amis du policier frappaient son ami mineur. C’est quand des jeunes ont accouru pour savoir ce qui s’était passé que les adultes ont finalement quitté le terrain de foot. Le policier a déposé une plainte à la police pour rapporter le vol de son portable sans mentionner l’incident qui s’était déroulé plus tôt. En plus, il dit ignorer qui est l’auteur de ce délit, même s’il a soumis l’étudiant en question à un interrogatoire qui ne devait pas avoir lieu. Ce dernier ne s’est pas laissé faire et il a porté plainte contre le policier pour agression. Il avance que ce dernier l’a frappé à la tête et au cou.

Par ailleurs, une fille de 18 ans, elle aussi engagée auprès du National Youth Civic Service, a dénoncé le policier de la NCG. Elle relate qu’elle était avec des enfants quand elle a aperçu trois adultes qui frappaient un mineur, le soupçonnant d’avoir commis un vol. Elle leur a reproché leur attitude quand le policier lui aurait répondu : « Sa piti-la inn kokin enn portab. Pa bizin rant ladan twa ». Puis, il aurait insulté la jeune fille. Cette dernière s’est sentie humiliée car la scène se déroulait devant des enfants. Elle n’a pas souhaité passer l’éponge sur cette affaire et devait porter plainte pour insulte. Trois enquêtes différentes ont été ouvertes pour faire la lumière sur cet incident. À noter que l’i-phone du policier est toujours introuvable.