Afin de marquer son jubilé d’or, le collège Unity de Rose-Belle a eu l’idée de faire une fresque murale, réalisée le 11 juillet. Elle avait pour thème « Zeness Zistwar To Pei, Ce To Fierte et to sours inspirasyon : ledikasyon samem to l’avenir ». Une activité pour laquelle les élèves s’en sont donné à coeur joie.
Sans le passé, il n’y aurait pas de présent. C’est pour cette raison qu’un retour aux racines est essentiel de temps à autre. C’est dans cet esprit que le Unity College de Rose-Belle a fait une fresque murale. Elle avait pour thème « zeness zistwar to pei, ce to fierte e to sours inspirasyon : ledikasyon samem to l’avenir ». Une initiative qui visait à recomposer le passé à travers des images. « C’est notre façon de faire un témoignage du passé au présent afin que le futur s’en souvienne », nous explique Mike Jason Cecile, enseignant d’art au Unity College.
Avec pour aspiration de promouvoir l’aspect visuel plus que verbal, le collège a tenu à ce que cette recomposition du passé se fasse par le biais d’une fresque murale. « Le collège croit en la promotion visuelle plus que verbale. De plus, la philosophie de l’école est l’inculcation de la connaissance à travers le développement de l’élève. Cette fresque murale est le produit même du potentiel des étudiants », nous explique Carine Toussaint, enseignante d’anglais au Unity College.
Les élèves se sont beaucoup renseignés avant de se lancer dans cette aventure. Mme Toussaint ne manque pas de souligner que dans le passé, le collège avait déjà organisé des événements de ce genre. Ce qui, selon elle, « a fait un déclic chez les élèves ». Ils ont dessiné des téléphones d’une autre époque, un mortier et ils ont aussi abordé le thème de l’esclavage.
Si ces dessins avaient pour objectif de rendre hommage au passé, ils ont aussi été une occasion pour les enseignants d’inculquer des valeurs et des traditions. Du moins, c’est ce que soutient Tapeshwar Dussee, le manager. « Pour bâtir un avenir meilleur, les élèves doivent connaître l’histoire du pays afin d’enrichir leurs connaissances », dit-il.
Carine Toussaint est d’avis que l’histoire n’intéresse pas beaucoup les jeunes. « Beaucoup perçoivent l’histoire comme un sujet difficile », fait-elle ressortir. Notre interlocutrice estime que la réinsertion de l’histoire dans le cursus scolaire pourrait remédier à ce problème.