Défendre un programme aux élections et le défendre en conseil sont deux choses différentes. Les nouveaux dirigeants de la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill sont en proie à ce constat. Pour l’instant, l’heure est à l’inventaire de l’héritage des rouges et bleus.
Les slogans du MMM-MSM lors de la dernière campagne municipale « rann nou nou Plaza, anou netoy nou lavil » se heurtent désormais à la somme de « backlog » que le présent conseil attribue à l’ingérence de la précédente administration. C’est ce qui ressort principalement de la réunion du Conseil, hier après-midi, à Rose-Hill. Et de constater, en substance : le manque de fonds pour assurer le « remplacement de toutes les poubelles », d’autres priorités ayant été identifiées, notamment, la conversion d’un terrain en friche à Maingard en jardin familial et la construction d’une jogging track.
Autres dossiers en suspens : le Plaza et le cas des ampoules. Dans un premier temps, le maire Toussaint André propose d’emprunter aux banques à hauteur de Rs 40 millions en vue de financer les réparations des salles de fêtes du Plaza, source de revenus pour la mairie. « C’est ce qu’on propose en attendant que le fonds du ministère soit débloqué en 2015 », commente-t-il. Dans un deuxième temps, « l’éclairage reste un problème entier à Rose-Hill ». Et de relever certains achats pour le moins désordonnés de la précédente administration. En 2010, le gouvernement a financé le remplacement de 5 000 ampoules par des eco-lamps, en vue de revoir à la baisse la charge énergétique du CEB. Sauf qu’en 2011, la quasi-intégralité des eco-lamps de « 40 watts seulement » se devaient d’être remplacées « en raison de leur mauvaise qualité ». 3 821 ampoules ont été achetées en 2012 alors que le budget pour 2010 et 2011 prévoyait l’acquisitin d’environ 1 500. « Les ampoules n’étaient finalement pas très économiques », convient le maire. Qu’est-il advenu des ampoules remplacées ? Sont-elles toujours en stock ?
Autre item urgent à l’agenda : le marché de Plaisance qui n’aurait pas été nettoyé depuis plus de deux mois, relève Rashid Daureeawoo, et ce, malgré les rapports de l’officier en charge. La pompe à eau serait endommagée depuis le trimestre dernier et n’aurait jamais été remplacée.
Concernant le dossier de l’Hermitage, à Coromandel, « nous avons constaté que la sécurité est menacée et en avons pris note de la situation d’urgence. Les habitants sont traumatisés. Nous demandons que l’administration fasse un full-brief, que l’équipe se rende sur place dès demain et que communication soit faite avec le promoteur », soutient Toussaint André, à l’issue d’une visite des lieux.