Ils étaient en instance de divorce mais partageaient toujours la même maison, située non loin du collège Patten à Rose-Hill. Jeudi matin, une violente bagarre  a complètement dégénéré. Soupçonnant sa femme Fatima Rani  , née Seechurun, âgée de 61 ans, d’entretenir une liaison avec un autre homme, Sandragassen Mardamotoo, âgé de 73 ans, lui a asséné plusieurs coups de couteau qui se sont avérés mortels.
Le témoignage de ceux ayant assisté totalement impuissants à ce meurtre  laisse imaginer la véritable scène d’horreur qui s’est jouée dans la matinée de jeudi à l’étage du domicile familial des Mardamotoo à Rose-Hill. Un des témoins qui a tenté en vain de venir en aide à la victime, après avoir été alerté par les hurlements et cris de détresse, n’est pas près d’oublier la scène qu’il a vue. « Kan monn ariv lor teras, monn trouv misye-la ti pe donn madam-la kout kouto. Monn dir : Aret fer sa ! Bolom-la lev so latet. Li guet mwa. Apre li kontinye. Koumadir dan enn film orer !  » raconte cet homme qui s’est fait accompagner par deux voisines au domicile du couple. « Monn dir sa de madam-la pa rantre. Bolom so latet inn savire. Li kapav pik nou ousi », dit-il les yeux écarquillés.
Après un premier examen du cadavre sur les lieux, le Police Medical Officer (PMO) devait attribuer le décès de la retraitée à des « stab wounds of chest, abdomen and neck » et relever des dizaines de coups de couteau sur le corps de la victime. Tout semble indiquer qu’elle n’avait aucune chance entre les mains de son agresseur au cours de cette bagarre. Sandragassen Mardamotoo a été arrêté par la Criminal Investigation Division (CID) le même jour avant d’être inculpé provisoirement de meurtre le lendemain en Cour de Rose-Hill.
Au cours de son interrogatoire par les enquêteurs de la police, Sandragassen Mardamotoo a fait comprendre qu’il avait des soupçons que Fatima entretenait une liaison avec un autre homme. Il aurait par la suite sombré dans une folle jalousie au point de tuer la femme avec laquelle il a vécu pendant de nombreuses années et qui lui a donné quatre enfants. D’ailleurs, deux de ses enfants (Ndlr : les deux autres seraient à l’étranger) étaient complètement sous le choc et traumatisés jeudi matin quand ils devaient voir les policiers embarquer le cadavre de leur mère dans le mortuary van. Les bouleversantes funérailles de Fatima Rani Mardamotoo se sont déroulées dans la journée d’hier.