À la suite d’une descente policière hier à la mi-journée, soit durant les heures de classe, 45 jeunes ont été interpellés et ont été conduits au poste de police de Rose-Hill, où ils ont reçu un sévère avertissement de la police en présence de leurs parents.
C’est suite à des doléances d’habitants de la région que des éléments de la Western Division et de la Divisional Support Unit se sont rendus dans deux maisons de jeux se trouvant dans le même bâtiment, situé dans l’impasse de Bank One, à Rose-Hill, afin de vérifier les plaintes logées à ce sujet. Sur place, la police a aperçu plusieurs collégiens, dont la plupart provenaient des établissements secondaires de Rose-Hill, et qui se trouvaient en uniforme.
Quelque 45 collégiens ont alors été conduits au poste de police. Il s’avère également qu’un jeune homme, âgé de 24 ans, qui a pris la fuite en voyant les policiers, a lui aussi été arrêté. Ce dernier a offert une forte résistance avant d’être finalement maîtrisé. Il devait être traduit en cour de Rose-Hill aujourd’hui pour avoir commis un délit de “assaulting a police officer in uniform”.
Les gérants des maisons de jeux ont quant à eux été embarqués par la police, menottes aux poings, pour avoir opéré “beyond permissible hours”. Ils devaient également être traduits en cour de Rose-Hill aujourd’hui. Cet incident a occasionné un attroupement important en plein centre de Rose-Hill hier pendant une bonne heure. Les parents des collégiens qui s’y trouvaient ont été avertis. Si la police a pu pénétrer dans l’une des salles de jeux, l’autre s’est avérée un peu plus compliqué, car la porte d’entrée était verrouillée. Selon des témoins, le gérant, mis au parfum de l’opération policière, aurait ordonné à ceux qui s’y trouvaient de fermer la porte à clé. Le gérant s’est finalement plié aux ordres de la police, qui menaçait de forcer la porte d’entrée.
Il faut dire que les plaintes concernant les maisons de jeux qui ne respectent pas les lois ne datent pas d’hier. Certains ne respecteraient toujours pas l’âge requis pour y être admis ainsi que les heures d’ouverture. De plus, l’aspect sécuritaire serait secondaire. À plusieurs reprises, des voix s’étaient élevées pour dénoncer des activités « louches » se déroulant à l’intérieur de ces maisons de jeux et ont réclamé que les autorités exercent une surveillance accrue des alentours. Plusieurs descentes policières ont en effet eu lieu dans le passé où plusieurs collégiens ont été pris en flagrant délit. Les responsables des collèges ont été avertis de la fréquentation régulière de leurs élèves dans le coin durant les heures de classe. Par ailleurs, depuis la prolifération de la drogue synthétique sur le marché local, certains suspectent que ces jeunes en consommeraient, et ce après les avoir vus sortir de ces salles de jeux dans un état « anormal », ayant des comportements « provocants et bizarres ».