Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la Femme, le Collectif des femmes pour le changement (CFC) a organisé un atelier de réflexion et d’explication sur l’identité et la condition féminines, hier après-midi, au centre Che Guevara, à Rose-Hill. Animée par Rehana Abdool Gafoor, porte-parole du CFC, la session d’information a réuni les veuves des marins disparus en mer, des membres et représentantes de syndicats et d’autres femmes concernées par la cause féminine. Des hommes engagés dans la lutte syndicale étaient également présents. De nombreuses personnes sont intervenues sur le thème . La violence contre les femmes” dont la dimension légale a été abordée par une représentante de la Family Protection Unit (FPU), suiviE de Dev Ramano, avocat. Jack Bizlall, initiateur du CFC en 2011, a clôturé l’atelier. 
Le thème de la violence contre les femmes était au centre de la rencontre d’hier avec trois axes principaux: les types, les conséquences et les causes de la violence domestique. Stéphanie Narainen du FPU et cumulant 15 années d’expérience dans le domaine, indique que les statistiques démontrent que la violence domestique est en hausse (plus de 100 cas rapportés en janvier et février 2014 contre 500 cas durant toute l’année 2013) et que la violence physique est la forme de violence la plus fréquente. Parmi les principales causes: l’alcool est en tête de liste, suivi des relations extra-conjugales et du manque de communication, entre autres. “Le manque de dialogue mène, bien souvent, au doute qui mène à pire. S’il n’y a pas de respect mutuel depuis le début de toute relation, les choses ne marcheront pas. Avec une bonne communication, on peut trouver des solutions à l’amiable.”  Stéphanie Narainen a terminé son allocution par un conseil: prendre le temps de dîner en famille, sans allumer la télévision, et de profiter de ce moment pour raconter le déroulement de sa journée. Sur un plan légal, elle donne une explication détaillée des voies de recours applicables aux victimes de violence domestique. Du Protection Order auTenancy Order ou Occupation Order, en passant par le Probation Officeet le Elderly Section, ces lois existent sous le Protection from Domestic Violence Act
L’avocat Dev Ramano définit la violence domestique en disant qu’il peut s’agir d’abus physiques, psychologiques, sexuels ou financiers; comprenant, entre autres, menaces, critiques, reproches et séquestrations. Selon lui, malgré les lois qui existent, celles-ci n’empêchent pas la violence contre les femmes.