Les travaux du métro express à Vandermeersch

Ils n’en peuvent plus du laxisme des autorités locales qui laissent pourrir une situation que les travaux du Metro Express sont venus aggraver. Eux, ce sont les commerçants de Rose-Hill qui ne savent plus où donner de la tête avec tous les problèmes auxquels ils sont confrontés: travaux, fermeture de route, suppression des aires de stationnement, marchands ambulants en dépit d’un ordre de la Cour.

Ils ont, donc, dressé leur liste de demandes afin qu’ils puissent travailler un peu durant le mois de décembre. Ils veulent: un arrêt des travaux du Metro Express du 21 au 31 décembre soit les dix derniers jours de l’année afin qu’ils puissent travailler un peu et sauver une année pourrie en terme de chiffres d’affaires; une unité sociale de la police pour faire régner l’ordre; obtenir l’autorisation de faire comme à Chinatown et constituer leur propre équipe de vigilance pour décourager ceux qui commettent des forfaits en pleine rue; voir le remplacement de l’équipe qui dirige le conseil municipal qu’ils jugent incompétente pour faire respecter la loi et les directives de la vice-Première ministre et ministre des Collectivités Locales, Fazila Jeewa-Daureeawoo; le transfert du centre de distribution de méthadone, loin du centre-ville.

Les commerçants de même que ceux des foires installées depuis longtemps et qui paient leurs divers permis auprès des autorités locales et leurs taxes auprès de la MRA dénoncent un phénomène nouveau qui a vu le jour à Rose-Hill mais aussi dans le centre des autres villes. Celui des conversions express de certains anciens bâtiments autour du marché, sur la route principale, dans certaines arcades, avec des réparations de façade juste pour accommoder illico presto quelques échoppes avec des articles placés sur le trottoir, pratique interdite aux propriétaires de magasins dans les villes.

Ces commerces rafistolés ne disposent pas d’aménités de base comme l’eau courante, les toilettes et l’électricité – qui, généralement, sont légalement exigées avant qu’un permis d’opération ne soit délivrée par la mairie. L’on n’hésite pas à citer cet ancien bâtiment en ruine qui a été restauré en quatrième vitesse et qui a pu opérer avant même que les travaux n’aient été achevés. Une petite enquête entreprise par ceux qui s’y connaissent dans le domaine laisse entrevoir que ceux qui ont investi Rose-Hill à l’approche des fêtes de fin d’année sont les mêmes, des marchands ambulants ou leurs fournisseurs qui ont investi les endroits les plus prisés de la capitale autour du marché et des gares routières, genre de souk bien organisé en train de vampiriser le centre-ville avec des produits à prix cassé.

Ces opérateurs sont ceux-là même qui contournent les règlements et qui vont, sans frais ni taxes à l’importation, remplir leurs bagages en Asie et rentrer peinards avec leurs marchandises. Tout cela, avec la complicité des autorités à tous les niveaux, gouvernement central, collectivités locales, police et service des douanes qui tolèrent ce qui s’apparente à un blanchiment d’argent, selon les commerçants s’adonnant à leurs activités légales depuis des décennies. Ceux-ci seront particulièrement vigilants en cette fin d’année et veilleront très étroitement à ce que les resquilleurs de toutes sortes, tel ce marchand de pétards – qui squatte trottoirs et parkings publics – qui n’est nullement inquiété, malgré plusieurs jugements de la Cour suprême, bénéficiant de protection politique.