Un groupe de parents d’élèves, se disant inquiets au sujet de la présence de deux maisons de jeux dans un même bâtiment à Rose-Hill, souhaitent que les autorités exercent une surveillance accrue des alentours. Considérées comme « des sources de nuisance » pour les environs, elles ne respecteraient pas toujours l’âge requis pour y être admis. Les heures d’ouverture ne seraient pas toujours respectées et l’aspect sécuritaire serait secondaire. La police et la municipalité des Villes Soeurs ont ainsi été alertées pour une action urgente visant ses deux maisons de jeux.
Selon ces parents, les jeunes fréquentant ces lieux seraient soumis à « certains risques ». En effet, certains collégiens fréquenteraient les locaux durant les heures de classe. Les responsables concernés ont été contactés afin d’accroître la surveillance. Ces parents ajoutent : « Les autorités doivent d’abord s’assurer à ce que tous les règlements régissant les maisons de jeux soient scrupuleusement respectés. Les responsables doivent être identifiés pour toute infraction et doivent par la suite agir en coordination pour protéger au maximum nos jeunes contre les fléaux, surtout la drogue et la prostitution, dont ils pourraient être facilement victimes. »
Les parents soulèvent des réserves quant au fait que les maisons de jeux concernées détiennent les permis de la municipalité pour opérer. Sollicité pour une réaction, le maire de la ville de Beau-Bassin/Rose-Hill, Philippe Boodoo, précise que la municipalité se charge de livrer le Building and Land Use Permit et que toutes activités ayant trait à ces maisons de jeux sont régularisées et contrôlées par la Gambling Regulatory Authority. Ce dernier se dit au courant des doléances rapportées par les parents et les alentours et concède que les maisons de jeux peuvent provoquer des attroupements qui dérangent les environs, sans compter des embouteillages. Commentant dans la même foulée l’annonce budgétaire concernant la relocalisation des maisons de jeux, le maire dit attendre les directives du gouvernement central pour déterminer comment se dérouleront concrètement ces relocations. « Il y a plusieurs aspects à considérer, notamment ceux d’ordre légal. Pour le moment, tout ce que nous savons, c’est que nous avons un délai de trois ans pour mettre à exécution cette mesure. Nous attendons impatiemment que le ministère des Finances communique plus de détails et les “guidelines” à suivre au sujet de la relocalisation des maisons de jeux. »