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Une baisse de leur location, soit de Rs 2 300 à Rs 1 500 par mois. C’est ce que réclament à l’unanimité les marchands opérant à la New Arab Town, à Rose-Hill. Ces derniers continuent en effet de se plaindre d’une chute des profits dans leur commerce depuis qu’ils ont été déplacés dans le cadre du projet Metro Express, en décembre 2017. Une pétition sera envoyée en ce sens à la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill.

Les commerçants opérant à la New Arab Town ne sont pas au bout de leur peine. Ils déplorent en effet un manque de considération à leur égard. « Depuis que nous avons changé de place, c’est-à-dire de l’ancienne foire d’Arab Town à la nouvelle structure de la New Arab Town, nous encourons des pertes. Le commerce est constamment en chute. Les commerçants ne font que de se plaindre de leur situation et craignent pour leur avenir. Chaque jour est une angoisse », avance Imtazally Jaumeer, porte-parole des marchands. Ce dernier rappelle qu’au cours des travaux de la phase 1 du projet Metro Express à Rose-Hill, des barrières avaient été placées autour du chantier, mais que ces barrières « cachaient bien des activités illicites » à proximité des foires de l’Arab Town et Da Patten.

« La prostitution et le trafic de drogue se déroulaient en pleine journée. Les piétons se faisaient arracher leurs chaînes en or. D’autres étaient victimes de vols avec violences. Du coup, au fil des semaines et des mois, les gens ne s’aventuraient plus dans les foires. Par conséquent, nous avons témoigné une chute de nos profits », affirme Imtazally Jaumeer.

Cette chute, précise notre interlocuteur, a persisté pendant des mois, voire des années. « À ce jour, nous encourons toujours des pertes. Les gens ont peur de venir dans les environs de l’Arab Town ou de Da Patten », dit-il. Les commerçants espéraient travailler mieux pendant les périodes de festivités, en décembre dernier, mais le mauvais temps est venu jouer au trouble-fête. « Nous avons eu un cyclone les 30 et 31 décembre, les deux dates les plus importantes pour les commerçants. Du coup, nous n’avons pu travailler », fait-il ressortir.

D’où la décision des commerçants de réclamer une baisse du loyer de leurs étals afin de mieux faire face à la situation. « Certains marchands ne parviennent plus à payer la location vu que leurs produits ne se vendent pas. Donc, nous avons réuni tous les marchands pour essayer de trouver une solution et nous projetons de demander à la mairie de revoir le coût de notre location », affirme le porte-parole des marchands. Une demande sera envoyée en ce sens à la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill. Les marchands espèrent obtenir une réponse favorable.