La municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill envisage de confier la gestion des toilettes publiques payantes de la Place Margéot, à Rose-Hill, à des associations non lucratives. Un exercice d’expression of interest sera lancé prochainement en ce sens.
La municipalité des Villes Soeurs emboîte le pas à des centres commerciaux, certains bâtiments publics et lieux privés, qui offrent déjà un service de toilettes payantes. Ces dernières sont en général plus propres et mieux gardées que certaines toilettes publiques, qui peuvent parfois être écoeurantes, car mal entretenues, où il manque d’eau et où certaines infrastructures sont défectueuses, voire inexistantes. Ainsi, les toilettes qui se trouvent Place Margéot, près de la gare de Rose-Hill, soit à côté des toilettes publiques existantes, seront payantes et gérées par des associations caritatives, affirme le maire de la ville, Toussaint André. L’Ong devra toutefois être une association fiable et sérieuse afin de pouvoir gérer ces toilettes publiques, souligne-t-il. Une redevance sera perçue et l’argent ira dans les caisses de l’association pour ses besoins respectifs. Un moyen de faire du lucratif. Les droits d’accès à ces toilettes représenteront en effet une source de revenus pour l’association. Selon le maire de Beau-Bassin/Rose-Hill, ce projet de toilettes payantes permettra de préserver un certain standard et maintenir l’hygiène et la propreté.
L’un des premiers à avoir instauré le concept de toilettes payantes est la librairie Le Cygne, au Magic Lantern Complex, et ce depuis 2005. Pour utiliser ces toilettes, une somme de Rs 10 est réclamée comme droit d’accès. D’autres centres commerciaux lui ont par la suite emboîté le pas. « Au départ, ce projet découlait d’une collaboration avec le ministère de la Sécurité sociale pour l’emploi de personnes handicapées afin de gérer les toilettes », rappelle Ming Chen, directeur du Cygne. Les toilettes de la librairie remportent un franc succès auprès de ceux qui souhaitent un espace faisant d’autant plus l’objet de nettoyages réguliers. Ces lieux sont également utilisés par les marchands qui opèrent à la gare de Rose-Hill, précise notre interlocuteur. Malgré cela, quelques têtes brûlées refusent de payer la redevance. « Nous avons des coûts, comme l’eau, l’électricité ou encore les produits de nettoyage », rappelle Ming Chen, qui salue par ailleurs l’idée de projet de toilettes payantes gérées par des associations caritatives. Il est d’avis que ce projet devrait être étendu à d’autres villes, villages et plages.