Ce n’est pas encore l’affluence. Tel est le constat du Chief Executive Officer de la Rose-Hill Transport (RHT), Siddharth Sharma, avec la reprise partielle du travail. En conséquence, seule une trentaine d’autobus ont quitté le garage vendredi, sur une flotte de 75 véhicules. Par ailleurs, le service de Feeder Bus n’est pas assuré par la compagnie actuellement, sur décision de la National Land Transport Authority. Le nombre de bus augmentera en fonction de la demande.

Contrairement à ce qu’on attendait, le nombre de voyageurs par autobus n’a encore évolué de manière substantielle par rapport aux dernières semaines. En conséquence, la RHT a dû se contenter d’un service minimum. Huit autobus ont assuré la liaison entre Rose-Hill et Port-Louis. Il ne faut pas oublier que sur ce trajet, la compagnie doit également composer avec la concurrence du Metro-Express, qui a également repris du service sur ce trajet principal.

Siddharth Sharma s’attend à ce que la situation évolue cette semaine. « Nous aurons alors le service civil dans son ensemble qui reprendra le travail. La situation va peut-être évoluer. À notre niveau, nous allons aussi augmenter le nombre d’autobus par rapport à la demande. Pour l’heure, nous sommes à 30% de notre capacité », dit-il.

La situation actuelle fait que les receveurs n’ont pas rencontré de difficultés à faire respecter la distanciation sociale dans les autobus. « Il y a des consignes strictes de la NLTA à respecter. Tous nos autobus ont été désinfectés. Sur les sièges de deux places, un seul passager est autorisé, et sur les trois places, deux passagers. Il est obligatoire d’avoir un masque pour monter dans le bus, autrement nos receveurs y refuseront l’accès. »

À ce sujet, le CEO de la RHT précise que les employés de la compagnie ont déjà subi le test de COVID-19 samedi dernier. En ce qui concerne les Feeder Buses, la compagnie n’offre pas ce service en ce moment, sur décision de la NLTA. « On nous a dit qu’il fallait plus d’autobus sur les routes plutôt pour le moment ».

Abordant l’impact financier du ralentissement au niveau du transport, Siddharth Sharma ne passe pas par quatre chemins : « La note est salée ! », dit-il. Et sans plus…