Le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, a axé son point de presse hier sur le projet Metro Express, avançant qu’il y a un « vide juridique » non seulement pour la réalisation mais aussi pour le lancement des opérations du métro. Selon l’ancien ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, un cadre légal est « obligatoire » dans les développements de ce genre de chose ayant un impact sur la vie quotidienne des citoyens.

« Dan ninport ki pei ki fer enn devlopman parey, bizin ena enn kad legal. Bizin ena bann lalwa pou “regulate” sa », a déclaré Roshi Bhadain. Il a ainsi fait référence à une déclaration du Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, en date du 1er octobre 2018 et à travers laquelle ce dernier annonçait que le gouvernement « allait faire passer une loi » pour l’opération du Metro Express. « Li ti dir li pou restructure NTA ek pou met enn nouvo inite pou “regulate rail functions”. Li ti anonse ki li ti pou prezant sa parlman an mars dernie », a soutenu le leader du Reform Party. Mais selon lui, « ziska ler pena okenn lalwa kinn pase pou loperasion metro ».

Roshi Bhadain a dans la foulée cité les types de lois en vigueur dans d’autres pays tels la Railway Act ou encore la Railway Safety Act, lesquelles font provision de plusieurs scénarios liés à l’opération du métro. « Pena okenn lalwa valer di zour. Kouma pou pey lasirans etc. ? » s’est demandé l’ancien député de Belle-Rose/Quatre-Bornes.

Pour le leader du Reform Party, le calendrier parlementaire à venir semble être « très serré », avec le Budget et le Finance Bill. Il est d’avis que cela démontre que le gouvernement « pe fer bann zafer a la  va vit ». Et d’ajouter que « septam pou roul metro me pena lalwa ». Roshi Bhadain a aussi avancé que toutes les constructions faites ces derniers temps dans le cadre du projet de Metro Express « n’a aucun cadre légal ». Il se demande : « Sou ki lalwa finn fer sa ? Sou ki kad legal inn fer tou sa ? »

Roshi Bhadain a de même avancé qu’il existerait une Tramways Act de 1878 qui serait en vigueur à Maurice et qui « prévoit la protection du public et des institutions gouvernementales dans le cadre des développements ferroviaires ». Il poursuit : « Cela existe en Angleterre, en Inde, et même en Australie. » Il a ajouté que, selon les dispositions de cette loi de 1878, les plans et documents liés à ce développement devaient être déposés à l’Assemblée nationale.

« Enn kontra pa kapav deroz depi lalwa pei », a soutenu l’ancien ministre, qui se demande qui encaisse les coûts des dommages causés par Larsen & Toubro, le constructeur indien de Metro Express. Selon l’ancien député, « kou metro se pa kou kontra ek Larsen & Toubro me se tou sa bann kou anplis la ». Et d’affirmer que la Tramway Act de 1878 « n’a pas été “repeal” ». Il ajoute : « Au lieu de protéger le public, le gouvernement semble protéger les promoteurs. »