Les Rotary Clubs de Maurice ont réuni vendredi plusieurs jeunes de divers établissements scolaires autour d’un Culture Sharing for Peace and Unity, dont le thème était « Learning to live together, school children leading the way ». C’était au MGI à Réduit où le président de la République Kailash Purryag a insisté sur le rôle clé des enseignants et parents. « Les valeurs doivent être nourries dans l’esprit de nos enfants par les enseignants et les parents », a-t-il souligné, ajoutant « seeds blown in childhood blossom in the tree of life ».
Cet événement, qui avait pour coordonnateur de projet Philip Ah Chuen, ancien président du Rotary Club de Port-Louis, avait pour but « de promouvoir l’unité dans notre nation ». M. Ah Chuen devait rappeler que cette activité des Rotary Clubs a débuté en 2000 en vue de célébrer les diverses cultures dans le pays ainsi que la paix.
Le président de la République devait, de son côté, féliciter les membres des Rotary Clubs « pour cette noble tâche qu’est d’apporter de la joie aux gens ». Il s’est réjoui que ces derniers organisent des activités non seulement à l’intention de familles vulnérables mais aussi des personnes âgées. Commentant l’activité Culture Sharing for Peace and Unity, Kailash Purryag a estimé que c’était une initiative « très louable ». Il s’est dit d’avis que nos diverses cultures représentent « sans doute notre pilier ». Le lieu de la tenue de l’événement, à savoir le MGI, n’est, selon lui, pas anodin d’un point de vue symbolique. En effet, rappelle-t-il, le jour de la pose de la première pierre, « le père fondateur de cette institution a précisé que l’objectif est de rassembler toutes nos cultures afin que les Mauriciens puissent partager leurs cultures ».
Selon le président de la République, « nous sommes chanceux de vivre dans un petit pays composé de diverses cultures et langues et nous avons l’opportunité de connaître la culture de nos amis de milieux divers. L’Inde est un pays si vaste que les habitants ne connaissent pas les cultures des autres régions ».
Kailash Purryag a par ailleurs insisté sur le but de l’enseignant qui est, selon lui, « de forger le caractère de l’enfant ». Et d’ajouter : « the teacher is the main actor. Parents have a crucial role. By their behaviour, they are influencing the behavior of their children ». Se référant par la suite à un ouvrage intitulé How, le président a soutenu que « prendre soin d’un enfant demande autant de temps que si vous étiez en train d’étudier à l’université en vue de l’obtention d’un diplôme. Les difficultés que comportent les études sont comparables à celles que l’on rencontre pour grandir un enfant. Lorsque les enfants nous posent des questions, il nous faut leur donner des réponses ».
Poèmes, sketchs, slams, chants et danses ont été présentés par divers élèves des écoles Notre Dame de Lorette RCA, Case Noyale RCA, Jean Eon RCA et Sookun Gaya GS. « A peaceful world. My friends and I would like to live in a place which is calm » vient slammer un jeune garçon. À son ami de reprendre après lui : « A dream we dream together is reality. » Après la chanson Heal the World, d’autres élèves du Notre Dame de Lorette RCA viennent tour à tour brandir des pancartes sur lesquelles sont inscrites les traductions, en plusieurs langues, du mot paix : amaidi, paz, heping, shalom, salaam, shanti, vrede. Un autre jeune vient au devant de la scène : « La pe se osi santi nou byen avek lanatir ki antour nou ! »
Un autre sketch nous est présenté mettant en scène une guerre entre deux groupes, accompagnée des chansons Stone, le monde est stone, No woman no cry et Si mo ti enn mazisyen, mo ti ava efas to sagrin. Juste après cette chanson, une fillette incarnant le rôle d’une magicienne lance sa potion magique sur tous ceux s’étant retrouvés à terre après s’être battus. La magie aidant, ils se relèvent et s’embrassent dans la joie.
Des jeunes porteurs et véhicules de valeurs. Des expressions qui rassurent, soulagent et font du bien, particulièrement dans une société où les valeurs semblent s’effriter parmi ce groupe d’âge et où le monde technologique semble avoir développé une culture du “tout, tout de suite”, sans efforts. Un peu de magie serait bienvenu…