Roubina Jadoo-Jaunbocus

La ministre de l’Égalité des genres, Roubina Jadoo-Jaunbocus, a indiqué que de septembre 2017 à février « 2 406 enfants ont été victimes de violence », c’est-à-dire, « de violence, d’abus, de négligence et d’abandon ».

Ces données ont été révélées à l’occasion d’un premier dialogue politique de haut niveau sur le genre, à Port-Louis, d’après une initiative conjointe du ministère de l’Égalité des genres et de l’Union européenne. Roubina Jadoo-Jaunbocus a affirmé que cette rencontre a permis « de voir comment toutes les parties prenantes peuvent collaborer pour adresser tous les problèmes concernant le genre à Maurice ».

Roubina Jadoo-Jaunbocus a relevé qu’une moyenne de 5 600 enfants sont victimes de violence et que 1 800 cas de violence domestique sont rapportés annuellement. Depuis septembre 2017, « 686 cas de violence domestique ont été enregistrés »

« Il est fort regrettable que, dans certains cas, cela a conduit à des décès tragiques. Encore un autre cas de décès a été rapporté dans la presse le 3 mai. Mon ministère étend son soutien à l’enfant », dit-elle.

Le trafic humain, en particulier des filles et des femmes, « préoccupe le ministère ». Roubina Jadoo-Jaunbocus a indiqué qu’un cas de trafic d’enfants a été signalé pendant les six derniers mois. La victime, placée dans un centre d’accueil géré par la MFPWA, a reçu un soutien psychologique.

« Un Child Monitoring Programme bien structuré sera bientôt implémenté. Actuellement, environ 90 enfants de 10 à 16 ans, qui affichent des problèmes de comportement, sont assistés par des mentors adultes formés à leurs besoins affectifs et sociaux de la reconstruction. D’ailleurs, 71 nouveaux mentors ont été recrutés en août 2017 », fait-elle ressortir.

De son côté, l’Union européenne apporte son soutien technique au ministère de l’Égalité des genres concernant la préparation du Gender Equality Bill, du Children’s Bill et de l’Adoption Bill. Marjaana Sall, l’ambassadrice de l’Union européenne à Maurice, a fait ressortir que l’UE a offert Rs 8 millions à la Human Rights Commission pour adresser au mieux les problèmes de violence domestique à Maurice. « Le projet comprend d’abord une campagne d’éducation et de sensibilisation sur le genre et le problème de violence domestique sur les femmes et filles sera ensuite traité », a-t-elle expliqué.