La série noire sur les routes se poursuit en ce début d’année. Au cours des dernières 24 heures, deux nouvelles victimes ont été enregistrées, avec notamment une trentenaire, Nisha Neerunjun, balayée par une voiture avec un chauffeur endormi au volant, alors qu’elle attendait à l’arrêt d’autobus à Middle Road, Piton, hier après-midi, et également le petit Yasdvi Deou, 9 ans, qui a succombé à des blessures essuyées lors d’un accident de la route survenu à Plaine-Magnien en fin de journée du 1er janvier.
Nisha Neerunjun, une bonne à tout faire âgée de 34 ans, a connu une mort atroce, hier après-midi à Piton, région qui connaît un deuxième accident de la route mortel en moins de deux jours. Elle a été renversée de plein fouet par une voiture de la marque Nissan, immatriculée 3436 ZY 09 et s’est retrouvée écrasée par la roue arrière gauche de la voiture. Cela s’est passé vers les 15 heures.
Grièvement blessée, la victime a été conduite au Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital, où elle a rendu l’âme près de trois heures plus tard, succombant au choc de ses multiples blessures. L’autopsie pratiquée par le Police Medical Officer, le Dr Chumun, à la morgue du Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC), a attribué le décès à des « shock and multiple injuries ».
Compte tenu de la violence du choc, l’abribus a été arraché. Le chauffeur de la voiture, Soobeeraj Nunkoo, 48 ans, technicien à Mauritius Telecom, a été blessé et a dû se faire soigner au SSRNH. L’alcootest s’est révélé négatif et le chauffeur soutient qu’il aurait pris sommeil au volant de sa voiture quand est survenu cet accident mortel.
Une trentaine de minutes après ce tragique accident, Rishi Neerunjun, l’époux de la victime, âgé de 39 ans, devait apprendre la terrible nouvelle de son beau-frère alors qu’il était toujours sur son lieu de travail. « Cela a été un choc pour moi », a-t-il déclaré au Mauricien, ce matin, rencontré à son domicile à Mapou peu avant la cérémonie mortuaire. Nisha, à qui il est marié depuis 11 ans, était alors toujours en vie. Cependant les blessures subies au cours de la collision étaient telles qu’elle a rendu l’âme quelques heures plus tard, laissant derrière elle également un fils de dix ans, Matheysh, qui entamera la CPE, cette année, à l’école primaire de la localité.
Lorsque la famille Neerunjun a appris le décès de la jeune femme, elle a d’abord appréhendé la manière d’annoncer à son unique enfant qu’il ne reverrait plus sa mère. Cependant, “il a pris connaissance de cette perte lorsque nous avons récupéré le corps de sa mère de l’hôpital”, explique le mari de la défunte, au bord des larmes, en tentant de masquer tant bien que mal son désarroi. Conscient qu’il devra élever seul leur fils unique, Rishi se dit “découragé”, ne sachant pas comment sera leur quotidien sans celle qui partageait leurs vies. Jusqu’à présent, Rishi dit “ignorer comment cela a pu se passer”, en faisant référence aux circonstances de l’accident, mais “espère que justice soit faite”.
“Il essaie de cacher sa douleur et de rester fort pour son fils. Ce qui s’est passé n’est pas facile mais la vie doit continuer. Il a le soutien de toute la famille. Nous nous devons de rester solidaires dans cette épreuve”, déclare Rajesh Neerunjun, le cousin de Rishi, venu apporter son soutien à la famille.
D’autre part, le petit Yashvi Deou, 9 ans, est décédé des suites de graves blessures lors d’un accident de la route le 1er janvier. Vers 18 heures, ce jour-là, la voiture dans laquelle il voyageait a heurté un parapet le long de la route à Plaine-Magnien à la hauteur de la United Basalt Product Ltd.  Les quatre passagers de la voiture, furent admis à l’hôpital Jawaharlal Nehru et seul le chauffeur, un pompiste de 26 ans habitant Mare-d’Albert, put regagner son domicile après des soins. Une enquête policière a été initiée pour établir les causes de cet accident de la route.
Par ailleurs, le chauffeur du bus, immatriculé 2309 MR 14, impliqué dans un cas de Hit and Run dans la soirée de mardi, Sachin Jokhoo, a été reconduit en cellule policière après sa comparution en Cour pour homicide involontaire. Il a nié être responsable de la mort de Seelochurn Sobhanand, 33 ans, gisant dans une mare de sang suite à un accident sur la route principale à Piton l’Espérance.