À première vue, selon le constat de l’expert suédois, qui a rencontré la presse la semaine dernière à l’issue d’une évaluation sur le terrain au niveau du rond-point de Ripailles, il n’existe pas de  problèmes évidents sur l’autoroute M3 – Terre Rouge/Verdun. Cependant, il compte faire d’autres analyses, en prenant en compte les mêmes conditions climatiques ayant prévalu il y a une dizaine de jours pendant de grosses averses et période durant laquelle un accident tragique a coûté la vie à deux touristes britanniques sur ce tronçon.
Nazeer Mowlabaccus, Deputy General Manager à la RDA, fait ressortir que la particularité de l’autoroute Terre Rouge/Verdun doit amener les automobilistes à plus de prudence, surtout en temps de pluies. “Lorsqu’on est sur l’autoroute, on conduit à 80 km/h et on doit garder une distance de 50 m du véhicule devant nous. En temps de pluies, c’est deux fois plus de vigilance, soit une conduite à 40 km/h et une distance de réserve de 100 m. Cela évite les collisions et surtout donne une zone tampon pour le freinage et éviter l’aquaplaning”, dit-il.
Autre point important à prendre en considération, le port de la ceinture de sécurité. Une habitude que les automobilistes mauriciens et les passagers tendent à oublier, note Daniel Raymond, conseiller spécial au MPI. Ainsi, cet audit des nos routes permettra d’établir les points défaillants en termes d’infrastructures ainsi que dans le comportement des conducteurs mauriciens.
L’inspection des routes, dont celle de Terre Rouge/Verdun, s’étendra “sur quatre à cinq mois”, dit Allan Jones, indiquant que cet exercice cadre avec un atelier de travail sur l’audit de sécurité routière, qu’il effectue avec le concours de ses collègues Stefan Lotter et Andras Varhelyi. Ainsi, comme Terre-Rouge/Verdun, d’autres routes principales –  soit quelque 400 km en tout – seront inspectées.