Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a reçu en début de soirée hier, en un peu plus de trois-quarts d’heure, la visite de trois personnalités mauriciennes, le leader de l’opposition, Paul Bérenger, la Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee et le Chef juge Keshoe Parsad Matadeen.
Après cette visite, Paul Bérenger a déclaré à la presse qu’il a parlé de plusieurs choses avec Ban Ki-moon dont il ne peut dévoiler la teneur. Mais, a-t-il ajouté, « je peux vous dire que je lui ai exprimé ma solidarité totale sur un problème international difficile qui est celui du Sahara Occidental où il est en train de faire de très gros efforts ». « Il y a aussi le Burundi où il y a des dangers énormes. Je lui ai aussi donné la garantie qu’à Maurice, nous allons faire tout ce que nous pouvons, nous en tant qu’opposition, pour aider les Comores qui passent par une étape cruciale de leur développement démocratique et économique ».
Le leader de l’opposition ajoute n’avoir pas soulevé la question des Chagos avec Ban Ki-moon, « car la kot nu ete la, Maurice aurait dû prendre certaines initiatives en direction de Londres et de Washington ». « Le moment peut venir où nous devrons nous rendre aux Nations unies mais à ce stade, Maurice doit se concentrer sur Londres et Washington et plus devant, si nécessaire, sur les Nations unies ».
Pour sa part, Maya Hanoomanjee a indiqué avoir informé le secrétaire général des Nations unies de l’organisation par le Parlement mauricien en août prochain d’une conférence sur le thème des « SDG and the role of Parliaments » avec la participation de 400 délégués et de tous les speakers d’Afrique. Tout en rappelant que Maurice avait réalisé la plupart des Millenium development goals (MDG), elle s’est demandé « pourquoi nous ne pouvons faire autant pour les SDGs ». « Nous devons placer la barre très haut et je suis très confiante que nous pouvons réussir avec le soutien de tous les parlementaires ».
Maya Hanoomanjee ajoute avoir aussi parlé, vu l’intérêt de Ban Ki-moon pour le sujet, de la création d’un Gender Caucus au Parlement mauricien qui regroupera les parlementaires des deux côtés de la Chambre sous une plateforme commune, avec pour un objectif commun la gender equality. Elle a souhaité que cette idée poursuive son chemin, qu’importe le gouvernement, pour entrer dans les Standing Orders. « Nous avons à Maurice des commissions sur la santé, le changement climatique, l’agriculture mais pas de gender caucus », souligne-t-elle.