Vishnu Caniah, ancien supervisor à Constance Hotels Services Ltd, avait été licencié après 18 ans de service, son employeur n’étant pas satisfait de son travail. Estimant son renvoi injustifié, il avait poursuivi l’établissement hôtelier, lui réclamant des dommages de Rs 579 186. Toutefois, il a été débouté par la magistrate Ratna Seetohul-Toolsee, vice-présidente de la Cour industrielle, qui trouve que la direction de l’hôtel a bien agi et que le plaignant ne méritait même pas d’obtenir la Severance Allowance au taux normal.
La direction de l’hôtel reprochait à Vishnu Caniah ses absences fréquentes, surtout quand il avait à travailler le soir. Ce dernier s’était blessé en 2002 lorsqu’il travaillait aux Seychelles pour le compte de Constance Hotels Services Ltd et se plaignait de douleur au dos. L’ancien supervisor avait soutenu dans sa plainte qu’il était employé depuis octobre 1989 et a été licencié avec effet immédiat en 2007 sans aucune raison valable. Il avait ainsi réclamé trois mois de salaire in lieu of notice, le boni de fin d’année pro rata et la severance allowance au taux punitif de Rs 579 186. Constance Hotels Services Ltd avait cependant indiqué à la Cour que l’ancien supervisor avait été à maintes reprises avisé des conséquences de ses absences répétées et que l’occasion lui avait été donnée de se justifier, mais il ne l’a pas fait. Devant le comité disciplinaire, Vishnu Caniah avait toutefois fait part de sa demande de ne plus travailler le soir — c’est ce que lui recommandait son médecin traitement. Il s’était aussi plaint du long trajet de sa maison à Montagne-Blanche jusqu’à son lieu de travail à Belle-Mare.
Après avoir écouté les deux parties, la magistrate Ratna Seetohul-Toolsee a conclu que les absences répétées de Vishnu Caniah n’étaient pas justifiées. Pour la magistrate, la direction de l’hôtel avait agi en bonne foi. L’ancien supervisor ne méritait même pas une severance allowance au taux normal.