Nouvelle manifestation du Regrupma Travayer Sosyal devant le bureau d’Irfan Raman hier matin. Six manifestants avaient été interpellés le 19 décembre puis relâchés. Ils comptent réclamer des dommages à l’État.
Six membres du Regrupma Travayer Sosyal avaient été embarqués par la police, sous l’instruction d’un inspecteur de police, il y a une dizaine de jours alors qu’ils manifestaient devant le bureau du Commissaire électoral. Le Dr Raja Mahadewoo, Eddy Sadien, Eshand Madar, Manog Boojhawon, Yassin Buglow et Sivalatee Coopan avaient été conduits au poste de police pour être relâchés après une heure.
Ce matin, ils ont décidé de faire une nouvelle manifestation devant le bureau d’Irfan Raman et déplorent que leurs pancartes ne leur aient pas été rendues. Il n’y a eu aucun incident cette fois-ci, souligne le travailleur social Eddy Sadien. La police a même été de bonne compagnie, dit-il.
Les manifestants veulent que le Commissaire électoral et le Commissaire de police ramènent certains ministres à l’ordre. Ils estiment que certains devraient être envoyés devant une cour de justice. Le RTS dénonce les bribes électoraux dans certaines régions du pays. « From divin Eureka to boite somon, from briyani to macaroni », soutiennent les manifestants.
La commission électorale a été stricte sur le fait de présenter sa carte d’identité pour s’enregistrer. Or, les votants n’ont pas eu à présenter leur carte d’identité pour voter. Le RTS est d’avis que la Commission doit intervenir pour changer les choses pour les prochaines élections qui devraient se tenir en 2015.
La Public Gathering Act stipule qu’il faut demander l’autorisation du Commissaire de Police avant de tenir une manifestation. Cela s’applique toutefois pour les manifestations de plus de 11 personnes. Le RTS compte bien demander réparation pour l’arrestation « illégale » de six manifestants. Ceux-ci se penchent, avec leurs conseils légaux, sur l’opportunité ou pas d’intenter un procès en réclamation à l’État et à la police.