L’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam a quitté la résidence familiale des Ramgoolam, rue Desforges, peu après 20 h hier sous forte escorte policière et sous les huées d’une foule bien organisée, plus nombreuse que les partisans travaillistes présents. Il a fallu l’intervention de la Special Support Unit (SSU) soutenue par des éléments armés pour permettre à Navin Ramgoolam de quitter les lieux en toute sécurité. Une foule visiblement en colère a entouré le fourgon de la brigade anti-émeute à bord duquel se trouvait l’ex-PM, scandant des propos hostiles à son encontre. Des manifestants se sont également attaqués à la voiture de Me Yousuf Mohamed, l’avocat de Navin Ramgoolam dans l’affaire de Roches-Noires, endommageant le pare-brise arrière. Shakeel Mohamed, qui voulait jouer à l’éclaireur pour la voiture de son père, a été agressé d’abord verbalement ensuite physiquement à coups de casque de moto. Il aurait pu passer un sale quart d’heure n’était-ce l’intervention de ses amis qui l’ont embarqué à bord d’une voiture.
Les éléments du Central CID ont débarqué à l’ancienne résidence de Navin Ramgoolam vers 16 h, en compagnie de son avocat, Me Yousuf Mohamed, pour procéder à une perquisition dans le cadre de l’enquête sur la Roches-Noires Saga. Cependant, dès l’annonce de Me Mohamed à la radio quant à la présence de l’ex-Premier ministre rue Desforges, une foule avait commencé à se former devant la porte.
Graduellement, cette partie de la route a été envahie par des badauds, des personnes hostiles à Navin Ramgoolam et par un certain nombre de partisans du PTr. Plusieurs anciens parlementaires se trouvaient devant la porte dont Cader Sayed-Hossen, Devanand Ritoo, Tessarajen Pillay Chedumbrum, Anil Baichoo et Kalyanee Jugoo. Bien plus tard dans l’après-midi, Shakeel Mohamed ainsi que Osman Mohamed se sont également joints aux autres membres du PTr présents sur les lieux.
Tout le monde s’attendait à ce que Navin Ramgoolam quitte les lieux pour se rendre à Riverwalk où une autre perquisition était prévue, mais il était difficile pour l’ancien Premier ministre de sortir en raison de la foule présente devant sa porte. Dans un premier temps, certains partisans rouges ont tenté d’empêcher la police de l’embarquer en particulier un certain « Lizye gri » qui a manifesté bruyamment qu’il ferait tout pour protéger Navin Ramgoolam. Les éléments de la police ont eu toutes les peines du monde pour le contrôler, une partie de la foule essayant même de s’en prendre à lui, l’accusant de « traître ». Cette hostilité l’a toutefois calmé.