La Rugby Union Mauritius continue à se renforcer dans le but de promouvoir  davantage cette discipline. Pour cela, la RUM a recruté cinq éducateurs pour encadrer les plus jeunes, de toutes les couches sociales de l’île.
« Depuis que le projet a été lancé par la fédération, beaucoup de personnes ont commencé à s’intéresser au rugby. La fédération continue sur cette voie. Éduquer les éducateurs afin que les enfants des quatre coins de l’île puissent aimer cette discipline », déclare le manager de la RUM, Christophe Camion.
Cette nouvelle stratégie de formation consiste à cibler tout d’abord sur le sol mauricien, puis à Rodrigues, pour ensuite un développement plus large et à terme réaliser le rêve fou d’avoir une équipe de Maurice aux Jeux Olympiques. Pour l’instant, quatre clubs sont installés dans l’île et d’ici à 2021, la fédération pense augmenter ce nombre à 12, dont deux clubs à Rodrigues.
« Sans les éducateurs, le rugby ne peut être connu. Ils auront un grand rôle à jouer afin de faire que les plus jeunes s’intéressent à ce sport. De plus, je suis sûr qu’on découvrira un ou plusieurs jeunes talents qui pourront prétendre à une place en sélection », nous dit le directeur technique national, Jean Baptiste Gobelet.
Jason Fourneau, éducateur dans le Sud de l’île, a supervisé 15 enfants et en l’espace de deux ans, ce chiffre a augmenté, passant à 115. « Mon but est de partager mon savoir. J’aimerais que le rugby soit aussi aimé que le football à Maurice. Dans chaque coin de rue, on peut voir les enfants taper dans un ballon rond, mais plus tard ce ballon rond peut devenir ovale », souligne-t-il. À noter que celui-ci a été engagé à plein temps par la fédération. Afin que les formateurs ne manquent de rien, la RUM a reçu 200 ballons de la part des partenaires, dont le célèbre Serge Blanco.
Par ailleurs, le président de la RUM, Kevin Venkiah, a voulu mettre un terme aux rumeurs faisant croire qu’il y a un problème de communication avec les joueurs de l’élite ou des désaccords avec le nouveau DTN. « J’ai entendu parler de ces rumeurs. Ce sont de mauvaises langues qui essaient de cracher leur venin. Vous constatez le progrès qu’on a fait jusqu’ici, ce qui ne peut être qu’encourageant pour la suite. Ce sont les personnes qui n’ont pas cru dans certaines de nos valeurs qui ont lancé ces fausses rumeurs », fait-il ressortir.