Le président de la Rugby Union-Mauritius (RUM), Patrick Bradshaw, est redescendu sur terre après avoir vécu pendant plus d’un mois (9 septembre au 23 octobre) sur la planète ovale dans le cadre des 7es mondiaux de rugby en Nouvelle Zélande, qui ont vu le sacre des All Blacks en finale aux dépens de la France (8-7).
Grand supporter du XV d’Irlande, Patrick Bradshaw indique d’emblée que ces mondiaux néo-zélandais ont bien été organisés. « L’accueil a été impeccable. Le comité organisateur n’a pas lésiné sur les moyens pour faire de ce mondial un succès sur toute la ligne. Même les Néo-Zélandais ont apporté leur contribution avec leur accueil chaleureux des étrangers qui se sont déplacés pour assister à leur Coupe du Monde. C’était la fête conjuguée au rugby. »
Pour lui, les coéquipiers de Richie McCaw méritent le titre sur l’ensemble de la compétition. Mais il convient de reconnaître malgré tout que la France était la meilleure en finale. « C’est ça le rugby, avec son lot de surprises. Les All Blacks ont maîtrisé leur mondial malgré certains blessés, notamment leur stratège Dan Carter. Ils étaient réguliers depuis le début de la compétition. Cependant, la France, qui a concédé deux défaites, a été la meilleure équipe en finale. Quelque part, il est bien de voir le triomphe des All Blacks, surtout après leur premier titre remporté en 1987 chez eux face à la France et dans le même stade Eden Park d’Auckland. »
Cette 7e édition de la Coupe de Monde de rugby a été surprenante avec notamment le Tonga tombeur de la France, l’élimination en quart de finale de l’Afrique du Sud, qui était la tenante du titre, et la qualification du Pays de Galles dans le carré d’as.
Si autrefois les quart de finalistes se qualifiaient automatiquement pour l’édition suivante des mondiaux, Patrick Bradshaw souligne que ce n’est plus le cas maintenant. Seuls les demi-finales ont obtenu leur visa pour les mondiaux de 2015 en Angleterre (Ndlr : le XV de la Rose est qualifié d’office), nommément la Nouvelle-Zélande, la France, le Pays de Galles et l’Australie.
« L’Afrique du Sud va devoir jouer les qualifications pour obtenir une place pour 2015. D’autres grandes nations du rugby comme l’Irlande, l’Écosse et l’Argentine devront passer par ce chemin. » À l’heure actuelle, aucune décision n’a pas prise par l’International Rugby Board (IRB) en ce qui concerne la formule des préliminaires pour la prochaine édition. Il espère que Maurice, qui est membre à part entière de l’IRB, aura la chance de participer au moins aux préliminaires des Mondiaux 2015.
Patrick Bradshaw a aussi participé à l’assemblée générale (AG) de l’IRB tenue le 17 octobre. Une AG ponctuée par les élections pour la présidence du board. L’actuel président Bernard Lapasset, qui s’attendait à un deuxième mandat, s’est heurté à Bill Beaumont, ancien capitaine du XV de la Rose. Les deux ont obtenu 13 voix chacun après le premier tour. Ce n’est qu’en décembre prochain que le deuxième tour aura lieu afin de savoir qui sera le prochain président de l’IRB.
Si Patrick Bradshaw avoue avoir passé de bons moments rugbystiques en Nouvelle-Zélande, le meilleur souvenir aura été la victoire de l’Irlande sur l’Australie à Eden Park le 17 septembre. « C’était le délire dans le camp irlandais. Le match était palpitant », conclut-il.