L’équipe de rugby du Highland Blues Curepipe Starlight SC a réalisé une saison 2014 remarquable avec déjà quatre titres nationaux dans son escarcelle et un trophée décroché à Madagascar le week-end dernier dans la Coupe des clubs champions de l’océan Indien (CCCOI).
Après avoir subi pendant plusieurs années la loi des Western Cowboys et des Northern Pirates, les Blues ont su se reconstruire, dès la base, afin de rivaliser avec leurs concurrents. « Le CSSC a pris du temps pour bâtir une formation sur le roc. L’équipe a dégagé un plan d’action de dix années. Nous avons commencé par renforcer notre centre de formation à différents niveaux et ce, avec le support du staff technique et de nos dirigeants. Nous avons pu récupérer nos joueurs qui étaient partis à l’étranger pour des études, nos jeunes qui étaient là et aussi les expérimentés. Cela dit, nous ne comptons dormir sur nos lauriers », fait ressortir Benoît Lamusse, entraîneur de l’équipe seniors.
Dans les finales nationales, les Blues se sont imposés chez les U17 face aux Northen Pirates 12-7. Ensuite, l’équipe féminine des Rugweillers ont croqué les Pirates Chips 10-5. Chez les seniors B, l’équipe curepipienne a eu raison des Western Cowboys 35-18. Et dans la finale seniors A, les Blues ont surclassé les Cowboys sur le score sans appel de 60-10. Qualifiés pour représenter le pays à la CCCOI, organisée par l’Association rugby de l’océan Indien, le CSSC a survolé les Réunionnais de Saint-Paul 48-5 afin de ramener la coupe.
« Nous étions déterminés à participer à cette CCCOI. Le club et les joueurs se sont organisés pour réunir les fonds nécessaires. Mais sur le plan sportif, on se préparait d’arrache-pied pour être à la hauteur de notre réputation. Les joueurs étaient motivés à bloc pour ce match face à Saint-Paul. Et au final, nous avons décroché une large victoire méritée », indique Benoît Lamusse.
Ce dernier songe déjà à la prochaine saison qui débute en septembre. Être au sommet, dit-il, c’est bien, mais s’y maintenir est autre paire de manches. « Si nous voulons garder la tendance, nous devons continuer à travailler assidûment ».