Il aura fallu la menace d’un assèchement sans précédent du réservoir Mare-aux-Vacoas, d’une part, et des manifestations de voix citoyennes contre l’abattage sauvage d’arbres, d’autre part, pour que les autorités se décident à étudier les moyens de freiner le massacre systématique à la tronçonneuse de régions boisées.
Le ministre de l’Agro-industrie annonçait récemment que des amendements seront apportés à loi pour consolider les réglementations relatives à l’abattage d’arbres, alors qu’ils contribuent à dépolluer l’atmosphère de gaz à effet de serre, à capter et retenir l’eau de pluie dans le sol. Pour sa part, le Conseil des ministres du vendredi 3 juin a pris la décision de replanter deux fois le nombre d’arbres qui devront être abattus dans le cadre de la mise en chantier de projets routiers. Ironiquement, il existe déjà un cadre légal concernant l’abattage des arbres tout comme il existe depuis 2006 une National Forest Policy. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts sans que l’on ait tenté de les retenir, aucune stratégie nationale n’ayant été adoptée…