Un détenu, qui avait été libéré sous caution, a été trouvé coupable en Cour de Grand-Port d’avoir enfreint les conditions liées à sa libération sous caution en se présentant avec plus d’une heure de retard au poste de police. Les juges Abdurrafeek Hamuth et Bobby Madhub, siégeant en appel, ont jugé que c’était sa première infraction et ont trouvé qu’une amende serait un meilleur avertissement.
Les juges ont en effet décidé de rejeter la sentence infligée à un détenu ayant enfreint les conditions liées à sa liberté sous caution, en se présentant en retard au poste de police. Selon le témoignage d’un officier de police lors du procès, le 1er juillet 2013, ce dernier, qui était en liberté conditionnelle, ne s’était pas présenté à l’heure au poste de police. Il devait justifier son retard par une panne sur la route, ajoutant que c’était la première fois qu’il arrivait en retard. Son avocat avait plaidé la clémence du fait que cette infraction était hors de son contrôle. La magistrate avait tout de même infligé une sentence d’une semaine de prison au détenu. Ce dernier avait interjeté appel, évoquant que la sentence était disproportionnée étant donné les circonstances de son retard. Dans leur jugement, les magistrats ont pris en considération le fait que l’appelant avait plaidé coupable de la charge et qu’il s’agissait de son premier retard. Ils ont noté qu’il s’était jusque-là rendu à l’heure au poste de police et ont considéré ses explications satisfaisantes. L’appellant, qui est chauffeur d’autobus, avait eu une panne ce jour-là et n’avait pas pu appeler le poste de police pour les informer car il n’avait pas son téléphone portable. Les juges ont trouvé la sentence d’une semaine sévère et ont décidé d’annuler la sentence d’emprisonnement, contre une amende de Rs 2 000.