L’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill confirme sa place aux premières loges du handball féminin. Ce sixième titre acquis dimanche dernier est cette fois marqué par un parcours parfait, soit neuf victoires en autant de sorties. Il restera désormais l’apothéose face au Curepipe Starlight le 14 courant avant de se jeter à fond dans la bataille lors de la Coupe des clubs de l’océan Indien le mois prochain.
À la tête de l’USBBRH : le Français Jean-Michel Poitevin, avec à ses côtés Cédric Kistohurry. Le premier nommé, qui a pris les rênes voilà deux ans, se dit heureux aujourd’hui du travail accompli. « C’est la récompense des efforts consentis. Nous sommes évidemment très heureux, d’autant que le groupe est parvenu à maturité. » À raison de quatre séances d’entraînement par semaine et avec parfois un nombre de 17 à 18 joueuses aux séances d’entraînement, l’équipe des villes soeurs a ainsi pu repousser le challenge de ses adversaires. Comme en témoigne l’écart de dix buts enregistré lors de la confrontation face au BBRH Plaisance HBC, alors qu’il n’était que de deux lors de la manche aller.
Certes, cette dernière formation et le Curepipe Starlight étaient également de sérieux postulants à la consécration. « C’est à l’issue de la manche aller quand nous avions remporté toutes les rencontres que nous avons vraiment cru au titre. Dès lors, le groupe est devenu encore plus soudé et solide, et il nous suffisait alors de décrocher au moins une victoire face à une de ces deux équipes pour être assurés du sacre », explique Jean-Michel Poitevin. Au bout du compte, le score de parité entre l’équipe curepipienne et celle de Plaisance plaçait l’USBBRH dans une position encore plus favorable. Il fallait ensuite parachever l’oeuvre face au BBRH Plaisance HBC.
Il s’agira maintenant de conserver cette invincibilité jusqu’au bout. « Le fait de demeurer invaincu serait fantastique, mais ce ne sera pas une priorité », avance Jean-Michel Poitevin. Raison invoquée : le fait que son groupe pourrait aborder ce dernier obstacle émoussé en raison d’une préparation physique entamée en vue de la CCOI.
Une compétition au cours de laquelle Sandra Petit et ses camarades voudraient bien écrire l’histoire. Et ce, en devenant la toute première équipe mauricienne à décrocher ce titre. « Il ne faudra pas nous arrêter en si bon chemin. Nous souhaitons tous que l’équipe puisse tirer son épingle du jeu afin de se retrouver sur le podium », fait ressortir l’entraîneur.
Au sein de ce groupe, il ne fait pas de doute que les Malgaches Hélène et Andréa ont apporté une énorme contribution. « Ces deux joueuses ont su apporter leur compétence et leur expérience. De plus, elles se sont vite intégrées », se réjouit Jean-Michel Poitevin. Dans la foulée, ce dernier avance que d’autres joueuses, à l’instar de Sandra Petit, Ketty Boudou et Loriana Bernon, ont accompli d’énormes progrès. Ce qui lui permet d’espérer que l’USBBRH pourra tenir le haut du pavé et viser d’autres sommets.