Dans le cadre de la Journée mondiale contre les sacs en plastique, qui en est à sa 5e édition ce 3 juillet, la Platform Moris Lanvironnman, par la voie de sa porte-parole Adi Teelock, invite le gouvernement à suivre l’exemple de Rodrigues et d’interdire l’utilisation des sacs en plastique sur le sol mauricien. Cette Journée mondiale fait partie d’une campagne globale organisée par Zero Waste Europe et GAIA d’après une idée de la Fundacio Prevencio de Residus i Consum, une organisation espagnole.
« Rodrigues a interdit les sacs en plastique en raison des dégâts environnementaux conséquents qu’ils provoquent », rappelle la porte-parole de la Platform Moris Lanvironnman (PML) dans une déclaration de presse. Elle ajoute que la plateforme soutient « fermement » l’action de la Commission de l’environnement de l’île. Elle ajoute que plusieurs pays africains, à l’instar de la Mauritanie et du Rwanda, pour ne mentionner que ceux-là,  ainsi que Dubaï ont également interdit les sacs en plastique à usage unique.
« Nous nous attendons maintenant à ce que le gouvernement central mauricien suive ce courageux exemple et prenne des mesures drastiques pour protéger l’écosystème marin et, par la même occasion, la santé des Mauriciens », presse Adi Teelock. Elle estime qu’il y a urgence car de nombreuses indications existent selon lesquelles le plastique qui se retrouve dans la mer entre dans la chaîne alimentaire, et donc dans l’organisme des humains.
La porte-parole de la PML affirme que les sacs plastiques à usage unique constituent un fléau environnemental. « Ces sacs plastiques ont un impact sur l’environnement marin, mais également sur la santé humaine, sans oublier l’économie maritime et littorale. L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement estime à USD 13 milliards l’impact financier de ces déchets sur les écosystèmes, le tourisme et la pêche », explique-t-elle.
Outre le volume de déchets qu’ils représentent, poursuit Adi Teelock, ces sacs ont consommé de nombreuses ressources pour leur fabrication et leur transport, et tout cela pour finir dans la poubelle après une seule utilisation. « C’est également le cas des sacs à usage unique en matière végétale, qui ont nécessité pour leur fabrication de l’eau, des pesticides, des engrais et de l’énergie, tout en ayant consommé de l’espace », précise-t-elle.
Notre interlocutrice salue les mesures prises par certains pays d’Europe pour interdire graduellement, d’ici 2019, jusqu’à 80% des sacs en plastique de caisse à usage unique. L’interdiction de leur mise sur le marché fait également l’objet d’âpres négociations.
« Comme d’autres produits rapidement jetables, les sacs à usage unique sont symptomatiques de notre société de consommation basée sur un gaspillage de ressources et une production de déchets. Ils sont aussi le reflet d’une attitude négative envers la nature. Passer de sacs jetables aux sacs réutilisables va dans le sens d’une économie circulaire. Dire oui à Maurice Île Durable, c’est dire non au jetable », termine Adi Teelock.