Maurice est bien impliquée dans le processus de négociation sur le commerce des services au sein de la Southern African Development Community (SADC) et se prépare en vue de la soumission de ses offres et requêtes à ses partenaires de ce bloc régional. D’où la tenue d’un atelier au Domaine des Pailles sur l’identification des barrières et des opportunités pour nos professionnels dans le domaine du commerce des services, plus particulièrement les secteurs de la construction et de l’énergie.
Organisé par le secrétariat de la SADC avec la collaboration du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, cet atelier de travail de deux jours est l’occasion pour les officiels du secrétariat de la SADC et de la partie mauricienne, gouvernement et opérateurs économiques confondus, de faire le point sur les enjeux des négociations sur la libéralisation du commerce des services et le processus débouchant sur la présentation des offres et requêtes aux autres pays membres. « In tabling sectoral request, we will be requesting other member states to remove the trade barriers that exist in their markets for better market access to our local companies », a fait comprendre le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Arvin Boolell, dans son discours d’ouverture de l’atelier de travail.
Tout en affirmant que Maurice est fermement engagée à maintenir un bon classement dans l’indice de facilitation du commerce – le pays se classe 29e dans le Global Enabling Trade Report de 2014 du World Economic Forum – Arvin Boolell a indiqué que le développement des secteurs de la construction et de l’énergie est vital pour une croissance économique durable du pays. Il a laissé entendre que malgré le fait que les entreprises de construction n’ont pas la visibilité requise pour pouvoir pénétrer le marché de la construction en Afrique, il y a un large éventail d’opportunités pour les architectes, ingénieurs, quantity surveyors et entreprises de construction mauriciennes. Dans le secteur de l’énergie, Maurice, fait-on ressortir, a acquis une expérience dans la mise en place d’infrastructures pour la production d’électricité. Même si le pays ne dispose pas de toutes les ressources de base nécessaires, les professionnels de ce secteur peuvent prendre avantage des opportunités offertes en Afrique où divers projets sont et seront mis en chantier.
L’atelier de travail, a déclaré Assad Bhuglah, directeur de la division de politique commerciale au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, permet à la partie mauricienne de bien préparer sa stratégie dans le cadre des négociations sur le commerce des services au sein de la SADC. Maurice, a-t-il annoncé, a déjà fait des offres initiales touchant les secteurs du tourisme, du transport martime, des télécommunications et des services financiers. L’atelier organisé conjointement avec le secrétariat de la SADC va aider les parties concernées à dégager une position commune pour les secteurs de la construction et de l’énergie tout en tenant compte des intérêts offensifs (ce que le pays peut exporter) et défensifs (les domaines à protéger).
Malcolm Mc Kinnon, consultant de la SADC, a fait comprendre que la libéralisation du commerce des services est une voie logique menant à une intégration économique régionale profonde. Les secteurs de la construction et des services liés à l’industrie énergétique sont jugés prioritaires. Il y a aura des gagnants aussi bien que des perdants avec l’ouverture des marchés pour les services mais en fin de compte c’est toute la région qui en profitera.