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  • Des amendements apportés à la Road Traffic Act avant que les caméras ne détectent les excès de vitesse
  • L’utilisation des anciennes “speed cameras” en suspens

Sur les 4300 caméras du projet Safe City qui seront déployées sur 2000 sites à la mi-décembre, près de 2500 d’entre elles sont déjà entrées en opération. Selon l’inspecteur Shiva Coothen du Police Press Office, « 35 délits de fuite et larceny on public roads, entre autres, ont été élucidés depuis la mise en opération du projet le 19 août. » Par ailleurs, ce dernier balaie d’un revers de la main les rumeurs selon lesquelles la centaine de caméras intelligentes destinées à traquer les excès de vitesse sont déjà opérationnelles.

Présenté lors du budget 2016-2017, le fer-de-lance de la politique sécuritaire du gouvernement MSM/ML connaît un coup d’accélérateur à quelques semaines de sa mise en service totale. Sur les 2000 sites où le projet Safe City sera implanté, 800 sites ont déjà été équipés de ces caméras sophistiquées, dont la plupart sont dotées d’un système de reconnaissance faciale. Lorsqu’a été inauguré, le 19 août dernier, le centre de commandement d’Ébène, où sont transmises les images capturées par les caméras, les autorités ne s’attendaient pas à capturer un brigand aussi rapidement. Des caméras de reconnaissance automatique des plaques minéralogiques avaient permis, quelques heures plus tard, d’identifier la plaque d’immatriculation du véhicule d’un récidiviste notoire qui avait commis un vol avec violence sur un habitant d’Amaury venu faire un retrait sur un guichet automatique à Rivière-du-Rempart. La police a procédé à son arrestation quelques minutes plus tard. D’autres suspects ont été appréhendés durant ces trois derniers mois, notamment pour des délits de fuite à Port-Louis, impliquant un piéton et un motocycliste, ou même des cas de « larceny on public roads. » Ce qui porte à ce stade le total à 35 cas élucidés.

Outre l’installation, déjà complétée, des 300 caméras de reconnaissance automatique des plaques minéralogiques, 150 Traffic Cameras — avec comme fonction d’analyser en temps réel les informations sur la fluidité sur route et le nombre de véhicules et dont les informations seront utilisées afin de mieux réguler le flot de véhicules en cas de bouchons — ont déjà été fixées.

L’installation d’une centaine de caméras intelligentes destinées à traquer les excès de vitesse a également été complétée, mais « pas pour être utilisée pour l’instant », nous confie l’inspecteur Shiva Coothen, qui s’appuie sur le fait que « des amendements devront avant tout être apportés à la Road Traffic Act avant que les caméras, situées essentiellement le long des autoroutes, des artères principales et des axes routiers importants, ne puissent être utilisées pour détecter les excès de vitesse. »

Et quid de l’utilisation des 44 anciennes speed cameras à l’avenir ? « Des consultations avaient débuté entre de hauts cadres du ministère des Infrastructures publiques et la Traffi c Branch avant les élections. À mon avis, ces caméras ne sont pas de trop, même si elles sont devenues obsolètes avec le temps. Cette décision est suspendue à la décision du nouveau ministre des Infrastructures », souligne Shiva Coothen.