Le président fondateur de l’Aaleemee Society, Saheed Thupsee, appelle le gouvernement à procéder à des « réformes urgentes » du Mauritius Council of Social Service (MACOSS) qui, selon lui, « patauge dans la politique ». Il ajoute qu’on « ne connaît pas la bonne gouvernance au sein de cette institution ».
Saheed Thupsee, président fondateur de l’Aaleemee Society, relève plusieurs manquements au sein du MACOSS. Et de citer « les “rules and regulations”, qui sont restés les mêmes depuis ces 50 dernières années, l’élection des membres du board, le mandat du président, la contribution de cette institution dans le combat contre la drogue, la corruption et la pauvreté, ainsi que l’épanouissement des personnes du troisième âge et l’éducation, entre autres ».
Ainsi, les “rules and regulations” de la MACOSS sont « dépassés », selon lui. « Ces dernières années, plusieurs comités ont siégé en vue de proposer une réforme de cette institution, mais on n’a jamais pu le faire », dit-il. Il indique qu’actuellement, c’est l’assemblée générale qui élit les membres du board ainsi que le président. « Il faut cesser avec cette pratique, lance-t-il, et permettre aux “board-members” d’élire le président. » Ce changement, selon lui, donnera la chance aux autres membres d’occuper le poste de président du MACOSS. Actuellement, dit notre interlocuteur, « ena koupe transe, boukou politik, boukou kominalis ladan, ek ena problem proxy », ajoutant : « Ce qui fait que certaines personnes se font élire comme “board-members” depuis ces 25/30 dernières années. Ce n’est pas possible. » Saheed Thupsee estime à ce propos que le président « ne devrait avoir que deux mandats ».
Toujours au chapitre politique, le président de l’Aaleemee Society déplore le fait qu’il y a, au sein du MACOSS, deux groupes : un qui dirige et l’autre qui oppose, selon lui. « Si un membre du board a de bonnes relations avec les dirigeants, il est facilement nommé au sein des différentes commissions. Au cas contraire, il ne sera pas nommé. Aster sa pe vin pli pir », déclare-t-il. Et de déplorer dans le même souffle que ce soit le président « qui décide tout » au sujet des commissions. Saheed Thupsee trouve aussi « inapproprié » qu’un membre du board ayant démissionné de l’association qu’il représente continue de siéger comme membre au nom d’une autre association. « Où est la bonne gouvernance ? » s’interroge-t-il.
Saheed Thupsee se pose également des questions sur les voyages de certains membres à l’étranger pour participer à des ateliers de travail, « et dont on a aucun feedback et suivi », sur le poste de secrétaire qui n’a pas encore été rempli depuis le départ, il y a environ deux ans, de l’ancien titulaire, ainsi que sur le manque d’income-genrating activities de la part du MACOSS pour être utilisés pour le social et ne pas dépendre uniquement du grant de l’État.