Le procès intenté à Jean Claude Nestor pour avoir transporté de la drogue d’une valeur de Rs 27 millions à bord du bateau Glory 1 s’est poursuivi avec l’audition de l’inspecteur Baptiste et de l’ex-maintenance supervisor du bateau. Ce dernier a déclaré en Cour que seul Jean claude Nestor avait les clefs du store car il était de garde la nuit. L’inspecteur Baptiste a quant à lui déclaré que l’accusé avait volontairement remis le sac contenant la drogue à la police.
Le maintenance supervisor a déclaré en Cour que son travail consistait à donner les instructions à l’équipage concernant l’entretien du bateau. Le témoin a affirmé qu’il avait la responsabilité de garder les clefs du store mais qu’il les donnait tous les soirs à Jean claude Nestor car ce dernier était de garde. Suite à une question de Me Bhoyroo, qui représente la poursuite, et qui avait demandé s’il y avait des signes d’effraction dans le store du bateau, le témoin a affirmé qu’il avait juste regardé si le cadenas avait été forcé, ce qui n’était pas le cas. Le témoin a affirmé qu’il n’était pas allé voir à l’intérieur du store. Me Bhoyroo a demandé au témoin si la police avait usé de la force sur Jean Claude Nestor. Le superviseur a alors affirmé que la police n’a pas été violente avec l’accusé et que celui-ci est allé chercher le sac contenant la drogue et l’a donné à la police sans avoir été forcé.
Me Saulick, l’homme de loi de Jean claude Nestor, a lui questionné le témoin sur les personnes qui ont accès au store et avait déclaré qu’une autre personne, du sobriquet de Yoyo, y avait accès. Le témoin a déclaré que lui seul avait les clefs du store mais qu’à la nuit tombée il les remettait à Jean Claude Nestor, et que Yoyo n’était autre que l’assistant de l’accusé. La défense a demandé au témoin s’il avait gardé un rapport sur le va-et-vient des membres d’équipage qui entrent dans le store mais le superviseur a indiqué que ce n’était pas dans la pratique et qu’il savait à qui il donnait les clefs. Me Saulick a ensuite demandé au témoin s’il savait que la police avait inspecté la cabine de Jean claude Nestor et aussi sa demeure et qu’aucune drogue n’avait été trouvée, ce à quoi le témoin a répondu par l’affirmative. Le superviseur a aussi déclaré qu’il n’avait pas vu l’accusé apporter le sac en raphia dans le store.
L’inspecteur Baptiste, lors de son interrogatoire, a déclaré que le 16 avril 2012, alors que le Glory 1 était revenu de Madagascar, il était en charge d’y effectuer une fouille. L’inspecteur a indiqué qu’il n’avait rien trouvé d’incriminant dans la cabine de Jean Claude Nestor mais avait appréhendé l’accusé en l’informant qu’il avait reçu, de source sûre, des informations indiquant qu’il avait transporté de la drogue dans le bateau. L’accusé aurait alors répondu « pa koz sa la, vine ar moi en bas nous koz sa. » L’accusé a alors emmené l’inspecteur Baptiste et l’officier Armance en plein air où il leur a raconté qu’il avait pris plusieurs colis avec des ressortissant malgaches et les avait placés dans le store. Jean Claude Nestor aurait ensuite répondu « monn amen sa pou misye Alain Rose, mo pa ti kone ena autant ladrog ladan. » L’inspecteur Baptiste a ensuite affirmé que Jean Claude Nestor avait volontairement remis le sac en raphia à la police, sans avoir été forcé.
Me Bhoyroo a demandé à l’inspecteur s’il avait demandé à l’accusé de disculper le capitaine du navire et le maintenance supervisor pour une somme d’argent, ce à quoi l’inspecteur a répondu par la négative, en indiquant que c’est l’accusé lui-même qui avait dit à la police que ces deux hommes n’étaient pas impliqués.