Le magistrat Navish Jheelan ne lui a pas accordé la liberté conditionnelle devant la Bail and Remand Court. Louis Frederick Adeline fait face à une accusation provisoire de trafic de drogue. Il avait été arrêté, de même que trois autres suspects, à l’aéroport de Plaisance avec Rs 3,1 kg de cannabis dissimulés dans une valise. Les quatre suspects revenaient de Cape Town.

La police avait objecté à la demande de remise en liberté de Frederick Adeline devant la cour de district de Grand-Port. Elle avait invoqué le fait que le prévenu puisse quitter le pays ou commette de nouveaux délits similaires. Dans son “ruling”, le magistrat siégeant à la Bail and Remand Court devait souligner que la police n’avait pu établir que le prévenu avait l’intention de fuir la justice étant donné la lourde sanction pénale qui l’attend s’il est trouvé coupable.

L’enquêteur venu déposer en cour avait avancé que Frederick Adeline avait l’intention d’immigrer au Canada. Le magistrat devait, lui, statuer que le prévenu a un emploi à Maurice et vit avec sa famille. Toutefois, le magistrat a fait part des risques réels que le prévenu récidive étant donné qu’il se trouve dans une situation compromettante vu la quantité de drogue saisie en sa possession. Et d’ajouter que s’il est relâché, il « n’aura rien à perdre » en commettant de nouveaux délits liés à la drogue. L’enquêteur avait de même avancé que le prévenu était un maillon important de ce réseau de trafic de drogue.

Le prévenu avait, quant à lui, déclaré qu’il avait été forcé, avec des menaces, à porter la valise qui contenait la drogue par un des suspects. Il devait aussi dire que c’est un autre suspect qui avait payé les billets d’avion. Le magistrat a toutefois noté que les conséquences pour le prévenu, en commettant de nouveaux délits liés à la drogue, « seraient désastreuses pour le pays ».

Le magistrat a ainsi souligné qu’aucune condition ne peut être imposée pour réduire les risques que le prévenu récidive, rejetant ainsi sa demande de remise en liberté conditionnelle.