Aucun suspect n’a, pour l’heure, été interpellé dans le cadre de la mise au jour, lundi, de 1 227 grammes d’héroïne valant Rs 18, 4 M, par les enquêteurs de la division métropolitaine de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU). Le Dr Fareed Bahadoor, dont le nom apparaît sur le colis incriminé, nie toute implication dans cette affaire.
Les officiers de la douane avaient contacté, lundi, les enquêteurs de la brigade anti drogue pour des vérifications précédant un exercice de « return to sender » car un colis était resté non réclamé au Parcel Post Office de Port-Louis. Minutieusement fouillé, il s’est avéré que celui-ci — adressé au Dr Fareed Bahadoor, domicilié à Quatre-Bornes et comptant de longues années de carrière dans la médecine — renfermait trois classeurs portant l’inscription « Display Book 20 packets A4 ». À l’intérieur de deux d’entre eux ont été découverts 1 227 grammes d’héroïne, d’une valeur marchande de Rs 18, 4 M.
Contacté par Le Mauricien hier soir, le Dr Fareed Bahadoor précise n’être nullement impliqué dans cette affaire. « Des trafiquants de drogue ont dû se servir de mon nom pour faciliter l’importation et la livraison de la drogue. Je pense qu’ils savent qu’en tant que médecins, nous faisons importer des composants pharmaceutiques et allons souvent récupérer des colis à la douane », explique-t-il. « Ils ont sûrement associé mon nom au colis en pensant que cela passerait inaperçu », laisse-t-il entendre par ailleurs.
Le Dr Fareed Bahadoor n’a jamais pris livraison de ce colis pour la bonne et simple raison qu’il n’a jamais reçu de lettre de la douane, dit-il, l’informant qu’il avait reçu un paquet. Le médecin ne cache, toutefois, pas avoir été affecté moralement depuis que son nom a été associé à cette affaire et souhaite que cette conjoncture ne ternisse pas son image professionnelle.
Par ailleurs, du côté de la brigade anti drogue, l’enquête suit son cours afin que les véritables destinataires de ce colis — en provenance d’Afrique du Sud — soient arrêtés.