Le procès intenté à Jean Claude Nestor s’est poursuivi hier avec l’audition de l’officier Armance, présent lors de l’enquête préliminaire. À une question de la défense demandant si l’accusé aurait reçu une somme de Rs 50 000 pour impliquer Alain Rose, le présumé commanditaire, l’officier a répondu par la négative.
L’officier Armance a déclaré en cour lors d’une question de la défense que le bateau de pêche Glory I avait été fouillé à maintes reprises auparavant et que rien de suspect n’avait été trouvé. L’homme de loi de l’accusé, Me Mahen Saulick, a soutenu que les droits constitutionnels de l’accusé ont été enfreints lors de l’enquête préliminaire. L’officier a répondu que le jour de la fouille, lorsque le sac en raphia a été sécurisé, il a dit à l’accusé que la police avait reçu des informations prouvant que c’était lui qui transportait la drogue sur le bateau et que ses empreintes trouvées sur le sac en raphia prouveraient son implication. Il ajoute que c’est après quelques questions posées par l’officier Baptiste que l’accusé a été informé de ses droits constitutionnels. L’officier Armance précise qu’il n’était pas l’Enquiring officier, qu’il avait juste demandé à l’accusé de coopérer avec la police.
Me Saulick a demandé à l’officier de confirmer si à un moment donné, lors de la fouille, l’ensemble de l’équipage devait se mettre à l’arrière du bateau alors que seul l’accusé était encerclé par des officiers de l’ADSU. Le témoin a répondu que des instructions avaient été données pour que toutes les cabines, sans exception, soient fouillées de fond en comble et que tout l’équipage a subi le même traitement. La défense a renchéri en soutenant que la police a fait pression sur l’accusé en lui disant que s’il n’acceptait pas son implication dans l’affaire, il purgerait plusieurs années en prison, ce que l’officier a nié catégoriquement.
L’officier Armance a déclaré que l’accusé était entré dans le store du bateau et en avait volontairement retiré le sac en raphia contenant la drogue pour le remettre aux autorités. Me Saulick  a alors soutenu que la police savait où était cachée la drogue et avait demandé à Jean Claude Nestor de retirer le sac pour avoir ses empreintes, mais l’officier a rejeté a cette allégation.
La défense a demandé si les autorités avaient un contentieux avec le présumé commanditaire Alain Rose mais l’officier a répondu que non. La défense a ensuite affirmé que Jean Claude Nestor connaissait bien le bateau pour y avoir travaillé pendant plus de deux ans et qu’il ne serait pas logique d’avoir caché le sac dans le store du bateau alors qu’il connaissait certainement d’autres endroits plus sûrs.
Une représentante du Forensic Science Laboratory a été appelée en cour pour présenter le rapport concernant la drogue saisie, qui indique qu’il y avait plusieurs colis dans le sac en raphia, contenant de l’héroïne mais aussi du cannabis, du gandia et du Diazepam, considéré comme une drogue dangereuse.