L’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) tente de déterminer à qui étaient destinés les 480 grammes d’héroïne évalués à Rs 7,2 M, saisis à l’aéroport SSR le dimanche 8 octobre sur une Zimbabwéenne de 40 ans. L’opération de controlled delivery n’a rien donné, mais la police disposerait d’informations pouvant permettre de remonter au commanditaire de cette cargaison.
Les enquêteurs soupçonnent un réseau de drogue opérant dans le Nord d’être derrière cette tentative d’importation d’héroïne. L’opération de livraison contrôlée a ainsi eu lieu dans cette partie de l’île. Ce qui pousse les limiers à penser que le commanditaire a voulu « jouer sur son terrain », connaissant la région, et pouvant facilement s’enfuir au cas où la police tenterait de l’arrêter la main dans le sac. Mais, cet exercice a été annulé lundi matin. Cependant, les premières informations fournies par la mule pourraient déboucher sur un important développement au niveau de l’enquête prochainement. La Zimbabwéenne a indiqué qu’elle avait rendez-vous avec un contact dans un hôtel, mais ne connaissait pas sa véritable identité. Elle n’a pas encore consigné sa déposition formelle, mais elle a été traduite au tribunal de Mahébourg hier sous une accusation provisoire de trafic de drogue. La police ayant objecté à sa remise en liberté conditionnelle, elle demeure en détention préventive.
La Zimbabwéenne a débarqué à Maurice dimanche sur le vol SA 192 en provenance de Johannesburg, Afrique du sud. Elle est passée à travers le Green channel, passage emprunté par des passagers qui n’ont rien à déclarer. Mais, son comportement suspect a éveillé les soupçons des éléments de la Customs Anti-Narcotics Section (CANS) de la Mauritius Revenue Authority, qui lui ont demandé de les suivre au comptoir pour une vérification. À travers ses documents de voyage, les officiers ont appris que son ticket a été réservé deux jours seulement avant son arrivée à Maurice. Les douaniers ont trouvé son empressement de gagner l’île étrange, d’autant qu’elle n’a aucun proche ici, ni n’est-elle engagée dans un quelconque business sur notre territoire. La Zimbabwéenne a rétorqué qu’elle travaille comme public relations officer, sans entrer dans les détails. Elle est restée évasive aux questions de la CANS. Ses bagages ont été passés au scanner, mais rien d’incriminant n’a été retrouvé. Les officiers ont estimé qu’il y avait anguille sous roche. C’est alors qu’elle a été soumise à une fouille corporelle par des douanières. Quatre colis suspects, cachés avec du ruban adhésif noir, ont été découverts dans ses parties intimes et son soutien-gorge. Un test rapide a conclu que les paquets renfermaient de l’héroïne. L’ADSU a été alertée et la mule conduite au poste de police de l’aéroport avant d’être conduite aux Casernes centrales. Elle a déclaré aux hommes du DCP Choolun Bhojoo et du surintendant Sharir Azima que son contact devait lui téléphoner dès qu’elle gagnerait son logement dans le nord de l’île. Mais, l’exercice n’a pas été concluant.