Sur la page Facebook de La Cure Sylvester du vendredi 12 février à 8h08, quelques photos sont mises en ligne avec la note d’explication suivante: Breaking News, les joueurs de Le Cure Sylvester refusent de s’entraîner ce matin. Ils sont en grêve avec leurs dirigeants. Les photos qui sont en ligne montrent bien que les joueurs ont pris la pose avec leur entraîneur, Richard Achille. La même journée notre collègue de l’express publie une information à l’effet que les joueurs de ASRR (Association Sportive de Rivière du Rempart) boudent l’entraînement en raison des salaires impayés.
Une situation que confirme Roland David, le président de l’ASRR alors que le Team Manager de La Cure Sylvester a tourné autour du pot pour essayer de minimiser cette affaire. «Les joueurs de l’équipe ont affiché leurs mécontentements parce qu’ils n’avaient pas encore touché leurs salaires. Ce qui demeure tout à fait normal. Je tiens la Mauritius Professionnal Football League (MPFL) pour responsable car c’est cette instance qui a pris la responsabilité des financements. Ces gens  se disent professionnels, mais agit de façon contraire. J’ai parlé, lors de la semaine écoulée, au secrétaire général de la MFA, Didier  Pragassa, qui a confirmé que le montant avait été transféré sur notre compte bancaire. Or, ce n’est que vendredi le 12 février que nous avons été en mesure de confirmer par le biais de notre trésorier que l’argent en question avait été versé. Qui dit la vérité dans cette histoire?», s’est offusqué Roland David.
Deux formations de la Mauritius Professionnal Football League (MPFL) qui sont en crise pour cause de salaires impayés. Cette affaire n’est pas si simple et révèle à n’en point douter un problème beaucoup plus profond. D’autant que l’évocation d’une crise financière dans le fonctionnement de cette ligue n’est pas nouveau et c’est même sur la base de ce mécontentement que Saoud Lallmohamed fut poussé à prendre la porte de sortie comme responsable technique pour la MPFL au sein de la commission technique.
Même si Danielo Ramsamy a cherché à tempérer pour dire le contraire sur la situation de son organisme, il va sans dire qu’il y a bien une crise financière, voire un problème de «cash flow» qui secoue la MPFL. «Non, il n’y  a pas de problème de cash flow au sein de la MPFL», a soutenu Danielo Ramsamy, qui pour justifier les salaires impayés au 30 janvier aux joueurs, comme promis par la MPFL selon certains clubs, jette la faute sur la Mauritius Football Association.
Cette dernière, par la voix de son secrétaire général, Didier Pragassa, soutient que la MFA a agi en toute bonne foi dans cette affaire, mais c’est le ministère de la Jeunesse et des Sports qui n’a pas assumé ses responsabilités. Il a été expliqué à Week-End que vers la mi janvier la MPFL a fait une demande à la MFA pour obtenir Rs 2 millions des Rs 16 millions alloués dans le budget du MJS pour le football professionnel. Comme la MPFL est une entité privée, le MJS ne peut verser ces Rs 2m directement dans les caisses de l’organisme présidé par Georges Chung et doit se servir de ce fait des caisses de la MFA comme un genre de boîte aux lettres. Sauf qu’au lieu  les Rs 2 millions sont décaissées avant le 29 janvier, cette somme a été transférée sur les comptes de la MFA que le 4 février. «J’ai immédiatement demandé à notre banque de transférer les sommes appropriées à chaque équipe concernée», explique, pour sa part Didier Pragassa.
Pourquoi ce n’est que le vendredi 12 février, soit huit jours après, que les caisses des équipes de la MPFL ont pu obtenir leur argent pour accorder les salaires? La question reste posée, tout comme la question de savoir  comment il se fait que la MPFL n’avait pas les Rs 2 millions nécessaires pour assurer les salaires des joueurs au 30 janvier en attendant que le MJS termine avec sa paperasse et trouver le temps pour décaisser l’argent demandé? Où Est-ce bien la confirmation que le MPFL a bien un problème de « Cash Flow ».
Selon certains clubs, depuis décembre, la question des finances est une question qui empoisonne les relations entre les clubs et la MPFL. «Au mois de décembre, les salaires n’ont été obtenus que le 27et depuis, la MPFL n’arrête pas de remettre en question les conditions financières qu’elle avait pris au départ, comme le bonus pour les buts dans les 10 premières minutes d’une rencontre  ou pour les coups francs réussis entre autres», nous a expliqué un dirigeant.
Reste que ce même dirigeant nous confirme que cette situation ne frappe pas toutes les équipes, en particulier une formation qui obtient même de l’argent pour assurer le transfert de ses nouveaux joueurs?