Les employés de la firme Securiclean ont manifesté pacifiquement durant la mi-journée devant Victoria House après le non-paiement de salaires pour le mois de janvier et le licenciement récent d’une trentaine d’employés des leurs. La Fédération des Travailleurs Unis réclame le respect de la dignité et des droits des personnes affectées par cette situation. Il nous revient que le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, présidera une réunion tripartite demain à 14 heures concernant ce dossier.
Ce n’est pas la première fois que les employés de cette firme de nettoyage descendent dans la rue afin d’attirer l’attention des autorités sur leur sort. Aujourd’hui, pancartes en mains, ils ont alerté l’opinion publique concernant un nouveau retard de paiement de leurs salaires. Si à ce jour, le salaire de janvier n’a pas encore été versé sur les comptes des salariés, certains d’entre eux n’auraient pas non plus reçu leurs salaires de décembre 2015, soutient Atma Shanto, négociateur de la FTU. Les difficultés financières et la perte de certains contrats expliqueraient ces retards. Mais pour le syndicaliste, ces retards sont injustifiables dans le sens que ces hommes et femmes ont durement travaillé et que leur travail doit être reconnu, notamment à travers le paiement de leurs salaires. Atma Shanto attire l’attention sur le fait que plusieurs demandes ont été faites au ministère du Travail concernant le cas de Securiclean et estime qu’il est inacceptable que des poursuites n’ont pas été logées contre l’employeur. Le non-paiement des salaires dans les délais préconisés par les lois du Travail, rappelle-t-il, constitue un délit grave.