L’association Victims of Sale by Levy réclame plus de fair-play dans la pratique de la vente à la barre. Selon son président Cangayen Pillay, certaines personnes ayant contracté des emprunts en dessous de Rs 2 millions sont privées de leur droit de faire appel au bureau du Commissioner for the Protection of Borrowers, car en y ajoutant les frais le montant dépasse cette somme.
« La Protection of Borrowers Act est une bonne loi en faveur des victimes. Toutefois, je travaille actuellement sur plusieurs cas où des emprunteurs ne peuvent faire appel devant une menace de saisie », souligne le président de l’association Victims of Sale by Levy.
Cangayen Pillay déplore que lorsqu’un ordre de saisie est émis contre quelqu’un, plusieurs frais viennent s’y ajouter, notamment le penalty fee, 10 % des frais d’avoués, l’overdraft… « Au final, la personne se retrouve avec une somme due supérieure à Rs 2 millions, ce qui lui prive du droit de faire appel au bureau du Commissioner for the Protection of Borrowers. »
Le président de l’association Victims of Sale by Levy dit avoir déjà attiré l’attention des autorités compétentes sur ce sujet. De même, Cangayen Pillay se dit très concerné par les rumeurs selon lesquelles certains feraient pression en vue de faire amender la loi. « La Protection of Borrowers Act a déjà été amendée une fois. Et je le répète, la loi est bonne telle qu’elle est. Les victimes doivent avoir l’opportunité de se défendre avant la vente de leurs biens. »
Cangayen Pillay rappelle également que la Protection of Borrowers Act est entrée en vigueur à la suite de la mise en place d’une commission d’enquête « car il y a eu trop d’abus par le passé. »