« Où sont passées les Rs 91 millions du Sale by Levy Solidarity Fund ? » s’est demandé Salim Muthy, porte-parole des victimes de la vente à la barre, hier matin lors d’une réunion avec ces dernières à Port-Louis. « En cinq ans, seulement Rs 9 millions des Rs 100 millions débloquées par le gouvernement à l’époque ont été dépensées pour venir en aide à 47 bénéficiaires. Depuis, nous ne savons pas ce qui est advenu de l’argent restant. Si entre-temps cet argent avait été placé en banque, il aurait pu aider à soulager de nombreuses personnes », dit Salim Muthy.
Ce dernier a aussi demandé l’abolition du poste de Commissionner for Protection of Borrowers. « Le gouvernement est en train de dépenser un budget faramineux pour le payer alors qu’il ne travaille que deux heures par jour. Ce poste ne devrait pas revenir à un nominé politique. À sa place nous demandons la nomination d’un Financial Ombudsman indépendant. »
Salim Muthy souhaite négocier avec le ministre des Finances, Xavier Duval, pour relancer la communication avec les victimes de ventes à la barre et trouver des moyens pour ramener voire rayer le penalty interest qui pèse sur les victimes. Il envisage des manifestations devant certaines banques qui, dit-il, infligent des pénalités excessives aux demandeurs d’emprunts. Et appelle à la compréhension du Premier ministre sur ce dossier.