Le Salon de l’Enseignement en Chine, qui s’est tenu à l’auditorium Octave Wiehe, Réduit, a permis à 28 universités chinoises de se faire connaître auprès des étudiants mauriciens, quant aux opportunités offertes, les bourses d’étude, les frais universitaires, l’hébergement, entre autres. Ce premier salon, qui a pris fin lundi, est une initiative du China Scholarship Council en partenariat avec l’Overseas Education Centre. Les Mauriciens sont nombreux à se tourner vers cette destination pour des études tertiaires en raison des coûts relativement bas.
Une importante délégation est venue tout droit de Chine samedi en vue de présenter ses universités aux étudiants mauriciens. Les universités chinoises comptent aujourd’hui plus d’un millier d’étudiants mauriciens. Avec des frais d’études bien moindre qu’aux États-Unis et en Europe, l’enseignement supérieur en Chine offre de nouvelles perspectives d’avenir.
« Ces universités veulent drainer un maximum d’étudiants. Poursuivre les études supérieures permet aux étudiants d’élargir leurs connaissances et d’avoir accès à plus de possibilités d’emploi », soutient la directrice d’OVEC, Dorish Chitson. Elle est d’avis que la Chine accorde en ce sens un réel intérêt aux étudiants mauriciens.
De nombreux étudiants choisissent de partir en Chine pour leurs études. Leurs motivations, qu’elles soient linguistiques, professionnelles, culturelles ou les trois en même temps, les conduisent jusqu’à un pays qui compte de plus en plus d’établissements d’enseignement supérieur. La Chine propose des formations dans tous les domaines, tels que les sciences, la médecine, les lettres et le commerce, reconnues dans le reste du monde.
Le China Scholarship Council organise ainsi chaque année des expéditions pour aller à la rencontre des étudiants d’autres pays. Après avoir visité la Tanzanie, la délégation a mis le cap sur Maurice. Toutefois, beaucoup de ces institutions ne sont pas à leur première visite chez nous. Le Pr Huang Kai, de la School of Economics and Management de la Southeast University, revient à Maurice après cinq ans. Cette institution, dit-il, compte déjà plusieurs diplômés mauriciens. Actuellement 40 y sont inscrits. La Southeast University figure parmi les 10 meilleures universités de Chine. Elle compte plus de 20 programmes d’études offerts en anglais dans plusieurs domaines tels que l’architecture et la médecine. « The level of students is good here and we are here to help them to have a good career. We treat our students as our kids », soutient le Pr Huang Kai. Selon la East China University of Science and Technology, la Chine attire chaque année de plus en plus d’étudiants pour l’opportunité qu’elle offre d’apprendre le mandarin. Ses facultés, connues sous le nom de « facultés des échanges internationaux » ou « centres internationaux culturels et linguistiques »,  regroupent des étudiants de toutes les nationalités autour de programmes spécifiques.
Autre institution qui attire beaucoup les Mauriciens, la Jiangsu University. Elle est située dans la province de Zhenjiang. Jusqu’ici, elle a accueilli plus d’une dizaine de Mauriciens. Sa particularité, souligne Jing Goa, la doyenne, est que l’institution offre aussi des stages de formation permettant à l’étudiant de se familiariser au marché du travail en Chine. L’institution offre des bourses et une variété de programmes allant de la licence au doctorat. « We empower our overseas students and they are here because of the lower tuition fees and the beauty of the environnement of the university », dit-elle.
Selon le China Scholarship Council, le Salon de l’Enseignement Supérieur en Chine, qui a pris fin lundi, a été un grand succès. « La plupart des étudiants mauriciens étaient très contents d’avoir pu s’informer auprès de tant d’universités venues de Chine », souligne la directrice Liu Jinghui. L’Université de Maurice, qui a accueilli cet événement à l’Auditorium Octave Wiehe, se dit également très satisfaite du résultat de sa collaboration avec le China Scholarship Council. « Le China Scholarship Council a pris l’initiative d’organiser ce salon à Maurice. Il se dit très satisfait d’avoir pu trouver l’Université de Maurice comme son partenaire principal pour la la tenue de cet événement », a tenu à préciser Mme Jinghui. Lors de la cérémonie d’ouverture du salon Li Li, l’ambassadeur de Chine et le Pr Harry Rughooputh, vice-chancelier de l’Université de Maurice, ont tous deux affirmé se réjouir de voir qu’aujourd’hui la coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur devient plus étroite entre la Chine et Maurice et que de plus en plus de Mauriciens sont intéressés à étudier en Chine.