Le parrainage du premier Salon de la mode et des cosmétiques, qui démarre ce soir au Freeport, Mer-Rouge, a pour invité d’honneur Mickaël Kra. Ce créateur de bijoux visionnaire a collaboré avec Yves Saint-Laurent et Balmain et il est aussi le membre fondateur de l’African Fashion Week. Entre glamour parisien et tradition africaine, ses oeuvres sont le reflet de ce métissage pluriel. Le Mauricien l’a rencontré ce matin à sa descente d’avion en compagnie de l’équipe de E-Prod Target, organisateur de Fashionista, premier salon de mode et de cosmétiques.
Chaleureux, poignée de main ferme, Mickaël Kra se présente comme un artiste humble. Sa visite à Maurice dans le cadre de ce Salon de la mode et des cosmétiques, il le doit à son ami David Stafford, bourlingueur, d’origine mauricienne, et coach en mannequinât. « J’ai rencontré David à Paris et il m’a parlé de ce premier Salon de la mode mauricienne. Je suis l’invité d’honneur et pour la circonstance, j’ai créé un bijou qui rappelle les îles, c’est la pierre de lave. » Mickaël Kra, d’origine française de par sa mère et Ivoirien de par son père, est une figure prolifique voire emblématique de la joaillerie. Ce qu’il laisse transparaître dans ses créations est son âme d’artiste. Une aura perceptible à travers chaque bijou façonné. La journaliste de mode française Francine Vormese ayant même dit de Mickaël Kra qu’il a « l’âme hybride ». Sur le marché international, ses oeuvres retiennent toujours une attention particulière, au style épuré dans la forme et surtout cette touche africaine qui reste sa marque de fabrique. Il est surtout connu comme l’un des Fondateurs de la Fédération Africaine des Créateurs de la Mode lancée en place en 1993. Il a aussi participé au premier Festival international de la mode africaine en 1998.
« La création, c’est un don de Dieu, un privilège. J’ai beaucoup voyagé à l’âge de 20 ans à New York et ailleurs. J’ai eu la chance de faire partie de la maison Yves Saint-Laurent, Balmain ; c’est un honneur. » Discret, c’est par petites touches sur un ton affectueux que Mickaël Kra se confie : « À 40 ans, qu’espérer de plus de la vie quand on n’est pas marié, sans enfants ? Je me pose des questions ayant trait à l’existentiel. Et, mon rôle est de transmettre ma passion, mon don de création à d’autres. » Parlant des bijoux qu’il aiment façonner, il dira avec un large sourire : « J’aime beaucoup les pierres semi-précieuses. Des bijoux qui ont cette démarche éthique et ce respect de l’environnement. Créer un bijou en fil d’argent avec cette couleur qui rappelle le volcan teinté de pigment naturel de lave. C’est une parure qui reflète bien les îles et que je dévoilerai à ce salon. » Le bijou sera présenté ce soir au Freeport, Mer Rouge, et une vente aux enchères sera organisée le samedi 20 novembre toujours au Freeport. La somme récoltée sera reversée à l’association Link to Life.