Le Salon de l’étudiant, qui a pris fin hier à Bagatelle, a vu des centaines de jeunes Mauriciens s’inscrire à des universités à l’étranger. Ces futurs étudiants soutiennent que le coût des études dans un autre pays ne les décourage pas. Ils expliquent que c’est surtout le fait de découvrir la vie ailleurs qui les intéressent. Le Salon de l’étudiant, qui a duré trois jours, était organisé par l’Overseas Education Centre (OVEC).
Chaque année, an août, quelque 1 500 jeunes s’envolent pour effectuer des études à l’étranger. « L’expérience de vivre ailleurs n’est pas comparable à ce qu’offrent les institutions locales », disent catégoriquement ces jeunes qui ont fait le choix d’aller à la conquête de l’outremer. « C’est un phénomène normal car le fait de partir à la découverte de nouveaux horizons, c’est cela même l’éducation. Ils découvrent ainsi cette indépendance si nécessaire à leur vie d’adulte surtout qu’à Maurice, les parents ont tendance à surprotéger leurs enfants. Ces derniers doivent ainsi apprendre à se débrouiller seuls et développer pleinement leur personnalité. Les perspectives d’emploi très limitées à Maurice et la possibilité de faire une belle carrière à l’étranger expliquent davantage cet engouement », affirme Dorish Chitson, directrice de l’OVEC. En effet, cette année encore, l’OVEC enverra des centaines de jeunes étudier ailleurs. Au Salon de l’Étudiant qui s’est tenu au MCB Centre à Port-Louis ce week-end et hier à Bagatelle, quelque quarante institutions étaient présentes pour expliquer aux étudiants les avantages de s’inscrire chez elles.
L’impossibilité depuis l’année dernière pour les étudiants étrangers de travailler en Angleterre après les études, la conjoncture économique difficile en Europe et le coût du dollar Australien incitent cependant les Mauriciens à trouver de nouvelles destinations. Des pays comme la Chine, la Malaisie et Singapour, indique-t-on, prennent ainsi de plus en plus d’importance.
Les institutions en Asie, souligne Mme Chitson, sont devenues maintenant une alternative plus avantageuse économiquement et qui attirent aussi de par leur prestige. Singapour et la Malaisie attirent pour de multiples raisons, entre autres le climat, la relative proximité avec Maurice, le mode de vie et la culture pas si différents de Maurice et surtout des coûts abordables. Une autre destination de plus en plus prisée depuis quelques années est la Chine, qui attire en raison de son statut de superpuissance économique en devenir. Les jeunes mauriciens y vont pour apprendre le mandarin, la deuxième langue des affaires, en sus d’obtenir un diplôme de qualité à moindre prix. De même, les écoles chinoises progressent en sophistication et offrent toutes les facilites nécessaires à un prix fort compétitif, avec un coût de la vie de seulement Rs 50 000 à Rs 75 000 par an, alors que les tuition fees sont bien moins élevés qu’ailleurs. L’Europe et l’Australie ont d’ailleurs ouvert des campus universitaires en Asie, qui souvent servent de tremplin pour aller en Europe et en Australie pour les dernières années d’études. De plus en plus d’universités de renom établissent des branches en Chine, avec un contrôle de qualité identique à celui du campus d’origine. Ainsi, l’Université Australienne de Monash a des campus en Chine et Malaisie, tout comme les universités anglaises de Nottingham, Liverpool et Staffordshire, dont les campus chinois sont très populaires.
Plus d’une centaine de jeunes se sont inscrits auprès des diverses institutions présentes lors du Salon. L’OVEC assurera maintenant le suivi auprès des institutions concernées. Une fois la demande de l’étudiant acceptée, l’OVEC se charge des procédures de visa, des bourses et autres prêts, du visa, du logement, du transfert de l’aéroport à l’université, entre autres. « Nous sommes toujours en contact avec les étudiants et leurs parents qui peuvent s’adresser à nous s’ils le désirent et nous intervenons auprès des autorités des universités s’il y a lieu. Tout au long de leur séjour, nous sommes à l’écoute des étudiants et nous sommes toujours prêts à les aider quand ils en ont besoin », soutient la directrice.