Salvador Dali est bien sûr ce grand peintre surréaliste que l’on connaît, mais c’était aussi un grand amoureux. Revenons sur les coups de foudre du maître à l’occasion des vingt-cinq ans de sa mort, survenue le 23 janvier 1989.
C’est lors de vacances que l’artiste croise le regard d’Helena Ivanovna Diakonova, surnommée Gala. Elle n’est pourtant pas un coeur à prendre puisqu’elle est l’épouse du poète Paul Eluard. Le coup de foudre est immédiat entre le peintre et cette femme de près de dix ans son aîné. Il déclarera que l’expérience la plus passionnante de sa vie demeure cette rencontre avec celle qui sera sa femme.
Pour Gala, cette histoire naissante est aussi l’occasion d’échapper à un schéma classique d’épouse dans lequel elle étouffe. Elle s’ennuie dans ces rôles qui ne conviennent pas à sa nature indépendante et passionnée. La jeune femme a d’ailleurs déjà une relation extraconjugale avec un autre artiste, Max Ernst. Elle quitte donc deux hommes pour Dali.
Entre l’artiste fantasque et la belle éprise d’indépendance et de culture, l’histoire est inévitable. Gala devient donc à la fois son amante et sa muse, avant de devenir sa femme, civilement, en 1932, et religieusement, en 1958, après la mort de Paul Eluard.