Penser au Brésil suggère d’emblée trois choses : le football, le carnaval de Rio et la samba. La danse nationale du Brésil est symbole de la fête, de l’exubérance du carnaval de Rio, avec ce déluge d’images multicolores débordant au rythme de la samba.
On ne saurait limiter la culture brésilienne au foot (ni même aux feuilletons), en dépit des artistes du ballon rond. Le Brésil, c’est aussi la samba des rues de Rio, les jours de carnaval. Des groupes de percussionnistes accompagnés de danseuses déguisées en grande pompe. Ce rythme entraînant est le symbole de l’exubérance des écoles qui défilent chaque année dans le sambodrome de la ville. Une image d’Épinal ? Sans doute.
Les écoles de samba fonctionnent à l’échelle d’un quartier ou d’un bidonville (favela en portugais). Elles peuvent rassembler de 300 à 5,000 personnes, selon leur notoriété et leur niveau dans la hiérarchie issue du classement général. L’organisation interne d’une école de samba est tournée tout entière vers la production d’un spectacle complet pour le prochain carnaval, mais en pratique, elle peut assurer des missions sociales (assistance aux plus démunis, éducation populaire, emplois dans divers domaines liés à la production de costumes, de chars et d’instruments de musique).