À la tête de la Fashion R Look Academy, Samir Benzema est entré dans la cour des grands en tant que mannequin. Ses émotions, il les décline sous une seule nuance : la mode, son oxygène. Il surprend par son humilité, sa bonne humeur et, surtout, pour le respect dont il témoigne envers ceux qu’il rencontre. Hier, il était à l’hôtel Maritim avec un autre mannequin, Laetitia Tribaldos, pour animer un point de presse et parler de la soirée qui se tiendra en ces lieux ce samedi. L’une des dix candidates au concours Miss Fashion R Look Academy Maurice 2015 sera sélectionnée et prise en charge pour défiler parmi les plus grands couturiers de Paris.
Samir Benzema découvre Maurice pour la première fois grâce à Sonia Lysis, gérante de VOG Coiffure, celle qui a eu l’idée d’organiser le concours de beauté Fashion R Look Academy à Maurice. Celui qui est à la tête de la Fashion R Look Academy s’accorde à dire qu’il y a du potentiel à Maurice. « Il n’y a pas qu’un beau visage qui compte : il y a aussi la personnalité et la bonne attitude à adopter. Mais tout cela ne serait rien sans la motivation et la détermination. » Pour Samir Benzema, le respect envers autrui est primordial. « N’oubliez jamais que vous êtes grand uniquement dans les yeux de l’autre qui vous regarde. Moi, en tant qu’observateur de ce concours, je mets l’emphase sur la démarche, l’allure et l’attitude. La fille qui gagnera doit avoir en tête qu’elle défilera pour de grandes marques. Un vrai mannequin doit pouvoir s’adapter à toutes les situations sans être extravagant. Pour moi, tout repose sur l’allure. Évidemment, il faut aussi pouvoir marcher avec des talons. »
Lorsqu’on l’interroge sur son humilité, Samir Benzema sourit car pour lui chaque être humain fonctionne de la même façon. S’il y a une leçon à retenir du mannequinat, c’est de savoir faire la différence en étant à la base une personne normale. « Il n’y a pas de star. La seule différence, c’est quand on est dans la lumière, où il y a une reconnaissance de la part d’un public. Seul, on n’est rien et ce sont ces gens qui vous entourent qui vous permettent de gravir les échelons. D’où l’importance d’être humble. » Il reconnaît que le mannequinat, c’est aussi l’image projetée sur les réseaux sociaux. « Pour perdurer dans ce milieu, le magnétisme qu’un mannequin peut dégager ressort grandement. Laetitia Tribaldos est un mannequin de mon agence, elle est petite de taille, mais son atout réussite réside dans sa candeur, son visage, qui est apprécié lors des shooting. L’humilité et l’assiduité dans le travail sont les qualités requises pour durer dans ce métier. » Laetita Tribaldos, 22 ans, se souvient de ses débuts dans le mannequinat alors qu’elle n’avait que 18 ans. « Malgré ma petite taille, j’avais cette détermination de réussir dans le milieu. Un mannequin doit aussi garder une bonne image sur le long terme. » Samir Benzema insiste aussi qu’il ne faut pas uniquement vendre de la beauté physique sur les catwalk, mais aussi une culture. « C’est important de se documenter, de savoir parler et d’être à l’écoute de ce qui nous entoure. »
Pour revenir aux dix candidates mauriciennes sélectionnées, Samir Benzema trouve que le brassage culturel est d’un bon apport. « C’est un grand plus dans l’ère du temps de la mode. On a besoin de ce mélange sur les catwalk, cette identité qui est le reflet de votre île. Je souhaite à travers ce concours positionner Maurice davantage sur la scène mondiale. » Les conseils qu’il donnera aux candidates : « N’essayez pas d’être la plus belle, mais prenez du plaisir à faire ce métier et à transmettre des émotions. C’est le naturel qui fera la différence au final. Il y aura une gagnante ce soir, ce sera à la fois une expérience et un instant de rêve. »