La All Civil Service Employees Federation (ACSEF) condamne les sanctions prises à l’égard de la rédactrice en chef de Weekly, Touria Prayag. Dans un communiqué émis hier, son président, Vinod Seegum, fait ressortir que « supprimer sa liberté de mouvement équivaut à une attaque frontale contre sa liberté constitutionnelle ».
L’ACSEF est d’avis que « le syndicalisme et la presse sont deux entités complémentaires essentielles dans le fonctionnement d’une démocratie ». Et d’ajouter que « ces deux entités collaborent, se soutiennent et mènent un combat commun : celui de la liberté à tous les niveaux », et ce en dépit du fait qu’elles ne sont pas « toujours sur la même longueur d’onde », reconnaît la fédération syndicale. La liberté fondamentale de l’individu, ajoute Vinod Seegum, est un « enjeu important » pour la sauvegarde et le développement d’une démocratie durable.
Précisant que la liberté d’expression et, par ricochet, celle de l’opinion garantit le fondement même d’une démocratie, l’ACSEF ajoute : « La Speaker est sur la même enseigne, car elle dirige et assoit son autorité sur la Maison de La Liberté. Elle symbolise la personnalité morale qui n’aurait aucune valeur sans la liberté. »