Cinq ans après le succès de Kayambo, Sandra Mayotte sort Vinn danse ar moi Doumanawi. Un nouvel album, une nouvelle expérience musicale, avec un retour vers un son brut qui accompagne une mélodie chaude, jazzy, acoustique et, par moments, romantique. Ambiance chic pour sonorité vintage : elle n’avait pas encore tout dit, la “Lady du séga”.
Personne ne lui en voudra d’avoir emprunté pour l’occasion son look à Ella Fitzgerald. L’intention était délibérée, ou peut-être pas, mais cela ne pouvait être le simple fruit du hasard. L’émission jazz qu’elle a animée à la radio il y a quelque temps et cette intonation particulière qui réchauffe sa voix quand elle s’élance ont été des indications sur les autres références musicales de l’interprète de Makalapo. Il n’y a donc pas que ses yeux de noisette qui la rapprochent de la First Lady of Swing. C’est avant tout une affaire de culture et de sensibilité musicale qui se traduit autrement.
Allez, on vous l’accorde : tout cela devient un peu complexe pour qui n’aime pas tourner autour du pot. Pour illustrer le concept de son nouvel album, la “Lady du séga” emprunte le style d’Ella, se fait photographier en mode sépia et joue à fond la carte chic pour rendre hommage à cette période. Elle nous convie à un voyage dans le temps. Vers cette époque où le talent n’avait pas besoin des effets spéciaux et où la musique résonnait avec plus de sincérité.