C’est une toute nouvelle Sandra Mayotte que Scope a rencontrée dans le cadre de ce “Spécial Divali” de Qui veut gagner des millions ? Ses yeux brillent de mille feux depuis qu’elle est assise dans le fauteuil de cette émission mondialement connue. Un défi de taille qu’elle n’a aucun mal à relever.

Cela vous fait quoi de vous retrouver dans un fauteuil égal à ceux qu’occupent des personnalités comme Jean-Pierre Foucault ou Amitabh Bachchan ?

Ça me met la pression (rires). Lorsque Vijay Soni (Executive Producer) m’a confirmé que j’étais engagée pour présenter l’émission, il m’a dit : “I will make you become Amitabh Bachchan.” Je me souviens lui avoir répondu : “Moi, non jamais. I will never be him, I cannot be Amitabh Bachchan.”. Lorsque je regarde l’émission, je réalise vraiment la chance que j’ai d’être dans ce fauteuil. Surtout au moment où apparaît le logo de Sony Picture à la fin, ce même logo que l’on voit dans l’émission présentée par Amitabh Bachchan.

Quels sont les défis qu’il vous faut relever devant les caméras de Qui veut gagner des millions ?

J’ai l’impression de tout réapprendre dans le métier. Tout est calculé dans les moindres détails, de manière stricte, et tout doit être validé par Sony Pictures en Angleterre. Toute ma vie a changé. Depuis quelque temps, c’est toute la population qui me reconnaît : enfants, adultes, personnes âgées, toutes communautés confondues. Je suis devenue millionnaire d’un peuple et de tous les Mauriciens. C’est une popularité différente. Une dimension à laquelle je ne m’attendais pas et que j’apprends à gérer.

Quelles sont les règles de base qu’il vous faut observer dans ce nouveau rôle ?

Il y a eu un gros travail de formation. J’ai eu à visionner presque toutes les émissions d’Amitabh Bachchan et de Jean-Pierre Foucault, avec comme mot d’ordre : “Regarde, mais ne devient pas Amitabh Bachchan ni Jean-Pierre Foucault. N’essaie pas de les copier, ni à te comparer à eux, et surtout sois toujours toi-même.”
Il n’y a pas vraiment de règles de base. Il faut surtout apprendre toute la technicité de l’émission. Comment se comporter sur le plateau, car il y a des choses qui peuvent être dites et d’autres pas.

Comment faites-vous pour ne pas exprimer vos émotions face à certaines réponses qui font éclater de rire ?

Après toutes ces émissions, je peux comprendre beaucoup de choses par rapport à ces réponses. Je ne peux pas me permettre d’éclater de rire. J’arrive à anticiper ma réaction face au stress que ces gens ressentent. Je ne peux à aucun moment avoir des expressions sur mon visage qui pourraient influencer le candidat sur le plateau.

Racontez-nous comment se sont déroulés les préparatifs de ce nouveau rôle ?

La formation s’est faite ici à Maurice pendant environ un mois et demi par une équipe de Sony Pictures. On m’a expliqué ce show télévisé dans les moindres détails. Chaque seconde, chaque moment de l’émission, tout le set-up et les lumières sont millimétrés. Il y a eu un gros travail pour me conditionner.

Avez-vous un conseil ou un message pour ceux qui hésitent encore à tenter l’aventure de Qui veut gagner des millions ?

Il ne faut pas hésiter si vous aimez et si vous prenez du plaisir à regarder ce genre d’émissions. Si vous pensez avoir un bon niveau de culture générale et que vos connaissances valent un million de roupies, il faut tenter le coup et vous inscrire.

Il y a tout juste vingt ans, la sortie de votre album Kot li fin aller faisait de vous une chanteuse à part entière. En résumé, comment avez-vous vécu cette autre partie de votre vie ?

C’était un grand moment. Je me dis que tout ce qui a pu se passer durant ces vingt dernières années a contribué à ce qui m’arrive en ce moment. Ma carrière de chanteuse y est pour quelque chose, mais aussi ma carrière d’animatrice et de présentatrice. Tous ces éléments sont liés. Je ne retiens que du bonheur, que de belles choses, des expériences, des relations humaines extraordinaires, le vivre-ensemble, le respect de l’autre. Une leçon de vie qui me marquera à jamais.

Comment vous définissez-vous aujourd’hui ?

Je suis une personne heureuse, épanouie à 100%. J’ai pu faire de belles choses et surtout ce que j’aime. C’est une fierté de se voir confier des responsabilités les plus improbables, où on ne m’attendait pas. J’adore relever les défis. Je me décide assez vite et je fonce au feeling. Quand je vois une porte ouverte, je prends cela comme une invitation et je me lance, sans trop me poser de questions.

Qu’en est-il de votre carrière musicale ?

Il y a une compilation qui sort bientôt chez Geda Music où je chante un morceau, Sant pou mwa doudou. J’ai dû mettre ma carrière musicale entre parenthèses pour une année. Après cette émission, je me remettrai certainement à la chanson, surtout que je fête cette année mes vingt ans de carrière.

Quelle sera la prochaine surprise que vous réservez au public ?

Attendons ensemble cette prochaine surprise. Pour le moment, je savoure ce bonheur d’être la première à présenter cette émission. J’ai appris qu’il n’y a eu que treize femmes au monde à l’avoir présentée. Je suis contente d’avoir réconcilié les Mauriciens avec la télévision nationale et d’avoir appris que cette émission se regarde en famille. Que demander de plus ?