Depuis son premier opéra en 2009, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Sandrine Thomas-Herchenroder est aujourd’hui une jeune femme accomplie, qui affiche une plus grande confiance en elle. Après une pause de deux ans pour accoucher de son deuxième enfant, elle est remontée sur scène cette année. Après Miaraka: A time to dance en mai dernier, elle s’est produite le samedi 4 octobre au MGI pour le spectacle d’opérettes d’Opera Mauritius.
Le sourire toujours aux lèvres, Sandrine Thomas-Herchenroder se prête avec enthousiasme au jeu des questions-réponses. À quelques jours du concert de samedi, elle participe à la répétition. Sa dernière apparition scénique pour un concert lyrique remonte à 2012 pour La Traviata. Mais elle a également joué en mai de cette année dans le spectacle Miaraka : A time to dance. Elle y campait le rôle d’une Marie Madeleine des temps modernes.
Sandrine Thomas-Herchenroder est heureuse de retrouver le public. Elle ne s’attendait pas à un tel parcours quand elle a chanté en 2009 dans Les pêcheurs de perles, son premier opéra. “Je n’ai rien planifié. J’ai toujours aimé chanter. J’aime être sur scène. Quand on m’a proposé de prêter ma voix pour le spectacle, j’ai foncé tout naturellement.” Cette expérience ayant été concluante, elle a saisi toutes les occasions qui se sont présentées à elle par la suite.
Issue d’une famille de musiciens, Sandrine Thomas-Herchenroder a voulu suivre un autre chemin. Sur les encouragements de son mari, Hans Herchenroder, elle a suivi des cours de chant au conservatoire de musique François Mitterrand en 2006 pour se plonger dans l’univers du classique. “C’est la base de tout. Ce n’était pas difficile, car j’entendais souvent de la musique classique grâce à mon père violoniste.” Elle s’est ensuite tournée vers le lyrique à travers Opera Mauritius. Depuis, les choses se sont enchaînées.